2019, année record pour les saisies de stupéfiants en Belgique

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La Belgique signe une année record pour les saisies de drogue en 2019. La cocaïne reste le stupéfiant le plus saisi, en particulier au port d’Anvers, principale porte d’entrée en Europe.

C’est une nouvelle année fructueuse pour les saisies de drogue en Belgique. En 2019, les services de douane ont enregistré 119 saisies au port d’Anvers. Au total, ce sont 61,8 tonnes de cocaïne qui ont été interceptées, soit 23% de plus qu’en 2018, selon les chiffres communiqués par le ministre des Finances Alexander De Croo. Une hausse constante depuis 2014, qui s’explique notamment par l’augmentation de la production de drogue, mais aussi par l’intensification des contrôles dans les ports belges.

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Destiné notamment à l’importation de fruits et légumes venant d’Amérique latine, le port d’Anvers demeure un lieu clé dans la circulation de drogue. Chaque année, des narcotrafiquants venus principalement du Brésil, de Colombie et d’Équateur tentent de pousser cette porte qui mène à l’Europe. Mais pas question d’oublier les plus petits ports pour autant. "Si on décide d’intensifier les contrôles dans un port, on les intensifie également dans les autres pour éviter l’effet des vases communicants", confirme la porte-parole du SPF Finances Florence Angelici.

Une aide internationale

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La coordination ne s’arrête pas à la Belgique: plusieurs accords de coopération ont été signés avec des pays d’Amérique du Sud dans le but d’améliorer l’efficacité des contrôles. En 2019, environ 70 tonnes de cocaïne ont ainsi été interceptées avant d’arriver à Anvers. Cette collaboration permet également aux pays signataires d’échanger leurs bonnes pratiques. "Notre administrateur s’est déjà rendu en Amérique latine. L’objectif pour chacun est de s’informer, mais aussi de partager ses connaissances sur les procédés existants", indique Florence Angelici.

Les douanes belges cherchent en effet à affiner leurs méthodes de recherche, notamment grâce aux innovations technologiques. "Puisque les moyens de contrebande sont de plus en plus variés et complexes, nous devons nous adapter et développer de nouveaux outils", ajoute la porte-parole du SPF Finances.

L’IA au service des douanes

Le prochain projet de l’administration fédérale? L’"e-nose" ou "nez électronique", qui permettra d’identifier – grâce à l’intelligence artificielle – les éventuelles odeurs de cocaïne s’échappant des containers. Si l’instrument n’existe pas encore, le ministre Alexander De Croo espère le rendre opérationnel "d’ici cinq ans". L’e-nose rentre dans le cadre du "100% scanning", un projet de contrôle complet des containers qui arrivent au port d’Anvers.

Grâce à ce projet, les douanes espèrent répondre plus efficacement aux défis rencontrés au quotidien comme la fraude, mais aussi réussir à gérer les répercussions du Brexit.

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