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Anvers va mal, De Wever promet plus aux étrangers

Bart de Wever, bourgmestre d'Anvers, estime qu'il faut être aveugle que pour ne pas remarquer les problèmes d'intégration. ©BELGA

Les quartiers d’Anvers où les étrangers sont fortement représentés connaissent en moyenne plus de problèmes que le reste de la ville. C’est ce qui ressort d’un rapport réalisé par la ville d’Anvers. Il fait suite à une déclaration du bourgmestre Bart De Wever à propos de la communauté berbère.

Une plainte a été déposée à l’encontre du bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever (N-VA), car il a stigmatisé la communauté berbère en la considérant comme étant "fermée, avec une défiance envers les autorités". Mais qu’en est-il vraiment ? Quelques jours après cette déclaration choc, la ville d'Anvers (comprenez Bart De Wever lui-même) a commandité un rapport qui s’est penché sur ses quartiers "à problèmes": Anvers Nord, le Kiel, Oud-Borgerhout et Deurne Nord. Ce rapport rassemble les chiffres de différentes sources dont le service de population, la Croix-Rouge, la sécurité sociale, le VDAB et les CPAS.

• Origine

80%
4 jeunes sur 5 de moins de 20 ans qui vivent dans les quartiers "à problèmes" sont d’origine étrangère.

Le premier enseignement à tirer de ce rapport est que dans les quartiers dits "à problèmes" le nombre d’allochtones, en particulier d’origine maghrébine, est plus important que dans les autres quartiers anversois. 80% des jeunes de moins de 20 ans vivant dans ces quartiers sont d’origine étrangère. Cela confirme le phénomène d’exode selon lequel de plus en plus d’allochtones déménagent dans ces quartiers.

• Chômage et CPAS

Les indicateurs socio-économiques se situent dans le rouge dans ces quartiers. Le niveau de chômage des étrangers est supérieur de 10% à celui des autres. En 2015, un étranger sur cinq était au chômage contre seulement 13,4% pour les autochtones (voir graphique). Mais en comparant avant la situation il y a 10 ans, on observe une nette amélioration concernant le chômage des étrangers.

Les CPAS viennent également plus souvent en aide aux allochtones. 16% d’entre eux touchent le revenu d’intégration alors que cela ne touche que 3% des autochtones.

©Mediafin

• Education

Le retard scolaire est également plus important dans les quartiers "à problèmes" que dans le reste de la ville. Dans le quartier d’Anvers Nord par exemple, près d’un jeune sur quatre dans l’enseignement secondaire a plus d’une année de retard à l’école (voir graphique), alors qu’en moyenne à Anvers, ce n’est le cas que de 15% des élèves. Ces quartiers doivent également faire face à un taux d’absentéisme plus important.

• Politique

"Nous n’avons pas réussi à améliorer suffisamment ces quartiers."
Bart De Wever
Bourgmestre d'Anvers

D’après le bourgmestre Bart De Wever, ces chiffres ne sont pas une surprise. "Tout le monde qui n’est pas aveugle se rend compte qu’il y a un problème dans ces quartiers où certaines communautés sont fortement représentées. Nous n’avons pas réussi à améliorer suffisamment ces quartiers."

Bart De Wever ne dissimule pas la part de responsabilité des politiques. Il affirme que le manque de perspectives positives des allochtones de ces quartiers est en grande partie dû à des politiques qui ont échoué.

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