Bart De Wever estime que la Belgique a déjà disparu

Le président de la N-VA a fustigé l'attitude de Paul Magnette lors de la mission royale de Koen Geens. Dans une interview accordée à Het Laatste Nieuws, il se dit prêt à devenir Premier ministre "à contrecoeur".

Bart De Wever a publiquement pris à partie Paul Magnette, dans un entretien publié samedi par Het Laatste Nieuws. Le président de la N-VA estime que son homologue francophone socialiste a "humilié Koen Geens, la N-VA et toute la Flandre". 

"Paul Magnette joue un grand rôle dans la démolition de la Belgique."
Bart De Wever
Président de la N-VA

Selon le bourgmestre d'Anvers, Paul Magnette et le PS ont saboté les discussions visant à la formation d'un gouvernement fédéral. "C'était d'une brutalité à laquelle je n'ai jamais participé", déclare-t-il. "Si vous voulez faire éclater la Belgique rapidement, il vous faut mener les choses comme il l'a fait. Il y a été au marteau, de toutes ses forces. Je ne sais pas si je dois être heureux ou triste, mais Magnette joue un grand rôle dans la démolition de la Belgique."

Bart De Wever affirme que la Belgique n'est plus gouvernée depuis dix ans. "Ce pays a disparu. Totalement disparu. Magnette le sait aussi, mais il n'ose pas le dire à ses électeurs."

Premier ministre contre sa volonté

La seule manière de sauver l'État est de procéder à une nouvelle réforme aboutissant au confédéralisme que la N-VA appelle de ses voeux depuis plusieurs années. Pour ce faire, Bart De Wever affirme être prêt à quitter son bureau du "Schoon Verdiep" de l'hôtel de ville d'Anvers pour installer ses quartiers au 16 rue de la Loi à Bruxelles. Si cela peut être utile, il endosserait les habits de Premier ministre, même si cela serait "à contrecoeur". 

Bart De Wever a décoché une flèche à l'attention de Gwendolin Rutten, la présidente de l'Open Vld, qu'il accuse de vouloir devenir chef du gouvernement à tout prix. "Jusqu'aujourd'hui, elle est scotchée à Magnette. Son Open Vld est une sous-section du PS."

Le président de la N-VA a encore qualifié le projet de coalition Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes et CD&V) de "honte" en raison de l'absence de majorité dans le groupe linguistique flamand.

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