Ce sont les élèves de 5 à 12 ans qui sont le plus souvent contaminés

D'octobre à janvier, les écoles primaires, puis maternelles, ont de plus en plus fait appel au bus de tests affrété par l'université et l'hôpital universitaire d'Anvers. ©Photo News

Tel est le constat tiré de plus de 6.500 tests effectués au sein de 23 écoles flamandes. Recommandation à la clef: assurer un dépistage répétitif au moyen de tests salivaires.

Parmi les rapports remis par les experts au gouvernement De Croo ce mercredi, c'est celui qui est passé le plus inaperçu. Parce que celui rédigé par le laboratoire national de référence (KU & UZ Leuven) sur le variant anglais, appelé à régner d'ici la fin du mois de février, lui a volé la vedette.

On y trouve pourtant des choses intéressantes. C'est un fait, posé par les données de Sciensano: on déniche actuellement en Belgique de plus en plus de jeunes de moins de 19 ans infectés par le coronavirus. Mais quoi de plus normal, puisque l'on teste davantage cette population, dont le taux de positivité reste stable, voire a même tendance à légèrement refluer avec le temps? Circulez, il n'y a rien de plus à voir?

"L'analyse de ces tests montre que la majorité des cas positifs chez les enfants allant à l'école se situe principalement dans la tranche d'âge allant de 5 à 12 ans."
Le rapport sur les tests mobiles dans les écoles flamandes

C'est là qu'intervient le rapport rédigé par l'équipe de Herman Goossens, professeur de microbiologie à l'université d'Anvers, mais aussi à la tête de la task force chargée d'élaborer la stratégie de test belge. Équipe qui, à bord de son bus de dépistage - coBUSters de son petit nom -, sillonne les écoles flamandes depuis la fin du mois d'octobre 2020.

Les maternelles entrent dans la danse

Et qui, au fil du temps, a constaté cette évolution. Dans un premier temps, le bus déboulait à la demande des centres psycho-médico-sociaux (PMS). En octobre et novembre, il s'agissait surtout de tester des petits groupes de contacts à haut risque dans les écoles secondaires. À partir de décembre, un glissement s'opère: les écoles primaires sont davantage demandeuses et, fin du mois, voilà que les maternelles entrent dans la danse. Et l'on s'oriente de plus en plus vers des tests à grande échelle, dans le cadre de foyers de contamination. Tendance qui se confirme en janvier.

6.598
tests
Depuis le 11 décembre, 6.598 tests ont été réalisés auprès de 5.328 élèves ou membres du personnel différents, et ce dans 23 écoles flamandes. De quoi détecter 146 élèves et 9 enseignants positifs, dans 18 établissements. Quant au variant anglais, il a été aperçu dans 7 des 23 écoles ciblées.

À partir du 11 décembre, une attention renforcée est prêtée aux écoles, et aux résultats qui en ressortent. Depuis cette date, pas moins de 6.598 tests ont été réalisés auprès de 5.328 élèves ou membres du personnel différents, et ce dans 23 écoles flamandes. "L'analyse de ces tests montre que la majorité des cas positifs chez les enfants allant à l’école se situe principalement dans la tranche d'âge allant de 5 à 12 ans", relève le rapport. Tranche d'âge qui était très peu testée jusque-là et au sein de laquelle le variant anglais, déniché dans 7 des 23 écoles ciblées, fait des "ravages", ce qui constitue une "constatation frappante".

Voilà qui peut expliquer, peut-être, d'où sortent les restrictions à venir sur les activités extrascolaires des moins de 12 ans. Allez, une bonne nouvelle toutefois: la charge virale dudit variant ne semble pas être plus costaude que celle de la souche "classique", qui nous occupait jusqu'ici.

Tests salivaires répétitifs

Ce qui nous mène aux recommandations formulées par cette équipe anversoise. Outre la poursuite et le déploiement d'expériences de ce type, on y trouve une recherche plus approfondie sur ce qui permet à certaines écoles, parfois de taille importante, d'afficher un faible nombre de contaminations. Surtout, il est question de l'utilisation de tests salivaires répétitifs auprès des enseignants, voire des élèves.

Un dossier qui est au cœur des réflexions actuelles de la task force "testing", présidée par un certain Herman Goossens. Il est question de démarrer des projets pilotes au sein d'établissements présentant un (très) faible nombre de contaminations. Hasard du calendrier, la commune de Molenbeek vient de se lancer dans le dépistage de la communauté éducative de ses 21 écoles, au moyen de tests salivaires.

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