Chez Eandis aussi, des strapontins pour les politiques

©Hans Verbeke

Le gestionnaire de réseau en Flandre débourse chaque année 600.000 euros en jetons de présence pour des administrateurs issus du sérail politique.

Si l’affaire Publifin illustre des pratiques malsaines au sein de la classe politique wallonne, la Flandre pourrait ne pas être épargnée non plus. D’après nos confrères du Tijd, le gestionnaire de réseau Eandis (gaz et électricité) a accordé 356 postes d’administrateurs à des personnalités politiques. Ce qui correspond à 600.000 euros par an de jetons de présence.

Outre la société mère Eandis et ses filiales, on dénombre 7 intercommunales et 17 comités de gestion. Dans ces comités siègent bien souvent plus de 20 politiciens. Certains d’entre eux cumulent et passent dès lors plusieurs fois à la caisse chez Eandis.

Réagissant à cette information, la présidente de l’Open Vld Gwendolyn Rutten exige que les intercommunales puissent être privatisées. De son côté, Louis Tobback (sp.a), bourgmestre de Louvain et vice-président d’Eandis, propose que les intercommunales soient gérées par le personnel technique des communes et non plus par des politiciens.

Contrairement aux administrateurs wallons, leurs collègues flamands dans les intercommunales du nord du pays n’engrangent cependant pas des fortunes. Le jeton de présence est fixé à 205 euros bruts par réunion. Et le jeton de présence ne peut être accordé que si l’administrateur s’est effectivement rendu à la réunion. Mais celui qui cumule peut se retrouver avec 8.000 euros en fin d’année.

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