Confédéralisme et intégration au menu de la fête flamande

Liesbeth Homans ©BELGA

À l’occasion du 11 juillet, la ministre-présidente flamande Liesbeth Homans (N-VA) plaide pour une poursuite de l’"adaptation institutionnelle" de l’État belge.

La ministre-présidente flamande, Liesbeth Homans, a plaidé mercredi pour une poursuite de l’"adaptation" de la structure institutionnelle belge à l’occasion de la fête du 11 Juillet. Si elle n’a pas utilisé le mot "confédéralisme", c’est toutefois dans cet esprit qu’elle s’est exprimée.

"Une poursuite de l’adaptation de notre structure institutionnelle n’est pas seulement souhaitable, elle est simplement nécessaire", a-t-elle déclaré au cours d’une cérémonie officielle à Courtrai.

"Flamands et francophones doivent pouvoir faire leurs propres choix."
liesbeth homans
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"Cela nécessite une réforme par laquelle les Flamands et les Francophones établissent ce sur quoi ils veulent encore décider ensemble et ce qu’ils veulent encore gérer ensemble. Tout le reste doit être scindé, de manière à ce que les Flamands et les Francophones puissent faire leurs propres choix politiques", a ajouté Liesbeth Homans.

La ministre-présidente a aussi évoqué l’intégration des personnes d’origine étrangère en Flandre qui doit passer, selon elle, par l’obligation de "reconnaître les fondements de notre société ouverte et démocratique". La connaissance du néerlandais est, dans ce cadre, incontournable. "Apprendre le néerlandais est une condition indispensable à l’intégration", a-t-elle dit.

"La Flandre est en grande forme"

De son côté, le vice-ministre-président flamand Ben Weyts (N-VA) recevait hier le corps diplomatique accrédité à Bruxelles. Il leur a assuré que "la Flandre est en grande forme" et que l’incertitude politique issue des élections régionales du 26 mai "n’est pas une catastrophe".

Utilisant des expressions largement inspirées par le cyclisme, Ben Weyts a également assuré que la Flandre était prête à se démarquer du peloton lors de la prochaine législature et à rejoindre le groupe de tête.

Les négociations pour la formation des gouvernements fédéral et flamand sont au point mort. Le formateur flamand et président de la N-VA, Bart De Wever, a décidé une pause dans les discussions dans l’attente de clarification de la situation au niveau fédéral.

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