Publicité

Electrabel se rebiffe contre le refus de permis pour la centrale au gaz

L'actuelle centrale au gaz de Vilvorde. ©BELGAIMAGE

Electrabel exige que la députation du Brabant flamand retire son refus d'accorder un permis pour la nouvelle centrale au gaz de Vilvorde.

Officiellement, c'est le calme plat chez Electrabel, mais en coulisse l'énergéticien a entamé une offensive contre la députation permanente du Brabant flamand, après que celle-ci a, à la surprise générale, refusé la semaine dernière d'accorder un permis pour la nouvelle centrale au gaz à Vilvorde.

Cette décision avait suscité de sérieux remous au niveau politique, car la nouvelle centrale doit jouer un rôle clé dans l'approvisionnement énergétique, une fois qu'en 2025 toutes les centrales nucléaires seront fermées. Le refus d'octroi du permis constitue un revers de taille.

"Electrabel ne peut que conclure que le refus est motivé par des motifs autres que juridiques et environnementaux."
Electrabel

Dans un mail courroucé envoyé par Electrabel à la députation permanente du Brabant flamand, la compagnie observe qu'après "une lecture rapide mais approfondie", les motivations invoquées par la députation permanente ne tiennent pas la route.

C'est le cas notamment pour "l'infraction par rapport à la préservation de la nature" et "le prétendu déni de l'instruction ministérielle en matière d'émissions d'azote" de la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir (N-VA).

Deadline au 31 juillet

"En prenant connaissance de la décision de refus et de la motivation de celle-ci, Electrabel ne peut que conclure que le refus est motivé par des motifs autres que juridiques et environnementaux", explique encore l'énergéticien dans son mail.

Electrabel donne jusqu'au 31 juillet à la députation permanente pour revoir sa décision. C'est possible tant qu'un recours n'a pas été introduit auprès du gouvernement flamand.

La députation permanente n'a pas l'intention de revoir sa décision.

En demandant de revoir la décision de refus, Electrabel défie les trois partis de la coalition en Brabant flamand, à savoir N-VA, CD&V et Open Vld. Ce sont d'ailleurs les mêmes partis qui siègent au gouvernement flamand.

Invités hier à réagir, les députés CD&V et Open Vld ont renvoyé la balle au député en charge du dossier, Gunther Coppens (N-VA). Celui-ci a laissé entendre que la députation n'a pas l'intention de revoir sa décision, ce qui rend l'hypothèse d'un appel de la part d'Electrabel auprès du gouvernement flamand d'autant plus probable.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés