"Il est temps de passer au confédéralisme", assène Bart De Wever

©Saskia Vanderstichele

Le président de la N-VA présentait les voeux du parti samedi. Un discours axé sur la migration, la gestion publique et le retour de l'institutionnel dans le débat préélectoral.

Bart De Wever présentait ce samedi soir les voeux de la N-VA pour 2019. Son discours fut marqué par un retour plus assumé de la question institutionnelle belge avec un plaidoyer attendu pour le modèle confédéral. La revendication d'indépendance de la Flandre n'a pas été évoquée par le président du parti mais son discours a démarré par un soutien indéfectible aux indépendantistes catalans emprisonnés en Espagne. Bart De Wever est ensuite revenu sur la chute du gouvernement Michel. 

"À la fin de l'année dernière, le Premier ministre est parti pour Marrakech sous un tonnerre d'applaudissements. Il est parti avec une majorité des deux tiers et est revenu avec une minorité d'un tiers, a-t-il raconté en référence au pacte migratoire de l'ONU adopté par Charles Michel au nom de la Belgique. Le projet suédois a été brisé et le gouvernement fédéral a été contraint d'adopter un texte international médiocre. Un accord sur les migrations qui ne peut en réalité avoir de conséquences concrètes qu'en Europe occidentale. Avec pour conséquence négative, la continuation de la politique des frontières ouvertes pour laquelle il n'y a pas de soutien de la population."

"Je suis fier que nous soyions restés inflexibles", a ajouté Bart De Wever. "Les valeurs des lumières soutiennent ce que nous sommes", estime-t-il. "C’est pourquoi nous sommes en effet très critiques à l’égard du chaos de la migration européenne qui sape cette histoire. Mais nous ne convertirons jamais cette critique en ressentiment contre les gens. Au contraire, la Flandre offre un foyer chaleureux et chaque opportunité à tous ceux qui veulent construire l'avenir avec nous."

Dans la foulée, il a salué l'arrivée au sein de la N-VA de deux "vedettes" féminines: Darya Safai et Assita Kanko.

Un parti de pouvoir

Le président de la N-VA a ensuite égrené les réalisations du gouvernement Michel: "Le tax shift a permis une réduction d'impôt importante. Le pouvoir d'achat de la population active a considérablement augmenté. Le moteur de l'emploi privé tourne à plein régime, notamment en Flandre. Nous avons réduit l'impôt sur les sociétés. Nous avons réalisé une réforme nécessaire des retraites. Le déficit public a fortement diminué et le taux d'endettement est enfin en nette diminution. Ce n'est vraiment pas rien."

"Nous voulons façonner la transition énergétique; nous voulons mener une politique climatique sans tabous, fondée sur des preuves et une conviction du progrès; nous voulons continuer à renforcer la sécurité et à lutter contre l'extrémisme; nous voulons contribuer à la définition d'une politique de migration européenne conforme au modèle canadien".
Bart De Wever
président de la N-VA

"Notre ambition de bien gérer n'est pas partie, poursuit Bart De Wever. Et c’est pourquoi notre plus grande ambition est d’ancrer structurellement le cadre d’une gouvernance saine, démocratique et stable. Il est temps, l'heure du passage au confédéralisme! Les Flamands et les francophones ont le droit d'avoir leur propre gouvernement, basé sur une majorité dans leur propre démocratie. Allons-y."

Le président de N-VA a ensuite salué sa participation au gouvernement de la Communauté flamande, dirigées par Geert Bourgeois. "Personne ne pense que le prochain gouvernement flamand sera difficile à former, encore moins que la Flandre deviendrait ingouvernable. Nous sommes entre de bonnes mains", a déclaré Bart De Wever. 

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