Incidents à la Côte: les touristes d'un jour interdits

La police a contrôlé les accès aux plages de Blankenberge et Knokke, interdisant les touristes d'un jour. ©BELGA

Suite à des incidents sur un plage ce samedi, Knokke-Heist, Blankenberge, Bredene ou encore Le Coq ont pris des décisions drastiques et ont interdit les touristes d'un jour. Ostende a limité leur nombre à 10.000.

C'est la polémique du week-end : les touristes d'un jour ont été interdits dans plusieurs communes du littoral dimanche, notamment à Blankenberge et Knokke mais aussi au Coq, à Bredene ou à Wenduine, à la suite d'une bagarre survenue sur une plage de Blankenberge samedi. Seuls les habitants, les propriétaires d'une seconde résidence ou les touristes qui restent plusieurs jours étaient autorisés. Des contrôles de police ont été organisés aux différents accès aux stations balnéaires. "Quiconque vient à Blankenberge doit donc avoir une raison valable pour y accéder. Avec cette mesure, nous tentons de rétablir le calme. Nous avons besoin d'un temps mort", a expliqué la bourgmestre de Blankenberge, Daphné Dumery (N-VA).

En raison de la grande affluence de touristes à la Côte, la gouverneure de Flandre occidentale par intérim, Anne Martens, a demandé aux autorités compétentes de ne plus mettre en place de trains supplémentaires.

La vague de chaleur qui s'est abattue sur le pays a provoqué samedi un afflux important de touristes d'un jour sur la Côte. Au total, 15.000 personnes sont venues à Ostende, 8.000 à Blankenberge et 2.500 à Knokke-Heist en train. Ces chiffres sont toutefois diamétralement opposés au plan établi par les bourgmestres de la Côte en coopération avec la province. Des limites ont été fixées pour chaque commune. "S'il est alors établi que la SNCB à elle seule fait venir plus de touristes que ces limites, cela conduit inévitablement à des problèmes d'application dans les communes côtières", souligne la gouverneure en exercice.

Lors de la consultation de la cellule de crise, il a été décidé de ne pas fermer les gares dimanche contrairement à ce que le bourgmestre d'Ostende, Bart Tommelein (Open VLD), avait dans un premier temps annoncé. Ostende a tout de même limité à 10.000 le nombre de touristes d'un jour qui rejoignent la Côte via le réseau ferroviaire. Un système d'enregistrement est par ailleurs toujours en place pour les trois plages les plus fréquentées.

"15.000 touristes par jour, ce n'est plus possible pour notre ville. Cela doit cesser, sinon le gouvernement fédéral doit intervenir. Je ne veux pas refuser les touristes d'un jour mais les limiter"
Bart Tommelein
Bourgmestre d'Ostende

Pour sa part, la SNCB a recommandé à ses usagers de ne pas se rendre à la Côte ce dimanche bien que les trains circulent normalement.

Faut-il alors réduire l'offre de trains vers la Côte ? Les images de la bagarre survenue samedi sur la plage de Blankenberge ne relèvent pas d'un problème de mobilité, a souligné le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot. "Il ne faut pas se tromper de débat. Ni la SNCB ni le ministre de tutelle ne peuvent supprimer des trains à leur guise de façon ponctuelle sans raisons valables", a-t-il ajouté. Plusieurs bourgmestres de Flandre occidentale ont annoncé "unilatéralement" leur volonté de refuser les trains vers certaines destinations de la Côte mais l'organisation sur le réseau ne permet pas de modifier le service dans des délais si courts, a expliqué le ministre.

Rappel des faits

Rappelons les faits intervenus samedi après-midi. Un groupe de jeunes a été sommé de quitter la plage après avoir refusé de respecter les mesures de sécurité imposées contre la pandémie. Une bagarre a éclaté entre vacanciers et a tourné à l'émeute avec l'intervention de la police.

Trois jeunes bruxellois ont été arrêtées à la suite de la bagarre, a indiqué la section brugeoise du parquet de Flandre occidentale. Ils seront traduits devant le juge d'instruction pour suspicion de coups et blessures volontaires et de rébellion armée. Le juge d'instruction de Bruges se prononcera lundi sur l'éventuelle détention des suspects. S'ils sont placés sous mandat d'arrêt, ils devront comparaître devant la chambre du conseil de Bruges vendredi.

Selon la bourgmestre Daphné Dumery (N-VA), des dizaines de personnes étaient impliquées dans les incidents. Des images montrent également des affrontements avec la police.

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