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Inonder La Panne, Coxyde, Furnes, Nieuport et Middelkerke pour sauver la Côte?

©BELGA

Le changement climatique pourrait faire monter le niveau des eaux d'un mètre d'ici 2100. La Côte belge s'y prépare. Scénarios.

D'ici 2100, le niveau de la mer du Nord pourrait monter d'un mètre en raison du changement climatique. Des choix drastiques devront être pris pour protéger l'environnement. Sacrifier les communes à l'ouest d'Ostende et laisser l'eau les envahir, est l'une des options, lit-on vendredi dans De Standaard et Het Nieuwsblad.

La possibilité d'inonder La Panne, Coxyde, Furnes, Nieuport et Middelkerke est l'un des quatre scénarios de l'étude "Metropolitaan Kustlandschap 2100" menée par les autorités flamandes. Le but de cette étude est d'envisager ce qui pourrait se produire à la Côte et de prendre les mesures pour contrer la montée des eaux.

Joachim Declerck, architecte et l'un des auteurs de l'étude, souligne que l'inondation de villes à l'ouest d'Ostende est le scénario le plus extrême. "Dans d'autres possibilités, les villes de Nieuport et La Panne sont épargnées et des digues et murs renforcent leur résistance à la montée des eaux", dit-il.

Le président des bourgmestres de la Côte belge, Patrick De Klerck, appelle à rester réaliste sur les façons de contrer la montée des eaux sur le littoral dans les prochaines décennies. Avec d'autres bourgmestres flamands, il s'insurge contre le scénario, extrême, d'inondation de certaines communes de la Côte.

Chaque commune côtière prend déjà des initiatives pour la protection de la Côte contre la tempête du millénaire, indique Patrick De Klerck, aussi bourgmestre de Blankenberge. "Réalisons d'abord ces mesures, et soyons réalistes, avant d'envisager des scénarios extrêmes", avise-t-il. Des travaux d'infrastructure sur le littoral sont en effet déjà entrepris avec l'élargissement de la Côte ou encore la construction de barrages et de brise-lames.
   
La bourgmestre de La Panne, Ann Vanheste, apparente même le scénario d'inondation des terres à un "boycott" de la Côte occidentale. "Il s'agirait d'une catastrophe économique. Qui va encore investir, ou acheter une maison sur cette portion de la Côte si on met un tel scénario sur la table? Je considère que c'est impossible et impayable."


Le gouverneur de la Flandre occidentale, Carl Decaluwé, campe aussi sur l'idée qu'il faut gagner du terrain sur la mer.  Les bourgmestres des communes côtières discuteront de la situation début mai, et inviteront l'administration flamande à participer à leur réunion, "car il s'agit de mesures flamandes" insiste M. De Klerck.

 

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