L'abattage sans étourdissement, une "tradition culturelle flamande"

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L'interdiction d'abattage sans étourdissement prise par Ben Weyts, ministre du bien-être animal en Flandre, est une "décision illégale" selon 50 organisations musulmanes. Qui cherchent une parade...

Dans une plainte officielle adressée au ministre flamand du Bien-être animal Ben Weyts (N-VA), 48 organisations musulmanes demandent à celui-ci de retirer d'ici le 1er septembre sa "décision illégale" sur l'abattage sans étourdissement, selon Het Nieuwsblad et De Standaard. Si Weyts ne s'exécute pas, "tous les dommages" devront être endossés par le ministre, avertissent les organisations. De son côté, Ben Weyts a indiqué ne pas vouloir se laisser impressionner et s'en tient à sa décision, "menaces ou pas."

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Que la communauté musulmane s'oppose à l'interdiction de l'abattage sans étourdissement n'est pas neuf. Elle avance des raisons religieuses pour justifier cette position, selon le communiqué. Les musulmans qui se plient à l'abattage avec étourdissement feraient partie d'une "tendance minoritaire".

 

Les 48 organisations accusent en outre Ben Weyts de négligence, parce qu'il n'a pas pris de mesures pour augmenter les capacités des abattoirs agréés. Dans ces établissements uniquement, l'abattage peut être réalisé sans étourdissement.

Mais en reconnaissant cette pratique comme une tradition culturelle flamande, le ministre pourrait bénéficier d'une exception au règlement européen sur le bien-être animal, avance le groupe.

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Mais le ministre Weyts n'a pas l'intention de s'étendre sur les griefs de la communauté musulmane. "La Flandre doit prendre le bien-être animal au sérieux, d'autant plus lorsque la législation européenne en la matière est claire comme de l'eau de roche."

En Wallonie, l'abattage sans étourdissement ne pourra pas non plus avoir lieu dans les sites temporaires qui seront installés pendant trois jours pour la Fête du sacrifice (24 septembre). La pratique rituelle ne sera autorisée que dans un abattoir fixe et réalisée par un sacrificateur formé.
  Reste la région Bruxelles-Capitale où l'abattage sans étourdissement pourra encore avoir lieu cette année dans les lieux temporaires agréés tant que le sacrificateur a suivi une formation adéquate pour alléger le stress et la souffrance des animaux. Selon la secrétaire d'État bruxelloise au Bien-être animal, Bianca Debaets (CD&V), il s'agit toutefois d'une étape intermédiaire avant de proposer une solution structurelle dès l'an prochain.

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