La Flandre vise 120.000 nouveaux emplois en 2024

Les ministres du gouvernement flamand signent une déclaration d'engagement pour créer 120.000 emplois d'ici 2024.

Gouvernement et partenaires sociaux du nord du pays se sont engagés à atteindre un taux d'emploi de 80% d'ici la fin de la législature.

La Flandre met le cap sur 120.000 nouveaux emplois d’ici la fin de la législature en 2024. "C’est l’objectif numéro un de l’accord de gouvernement", a annoncé le ministre-président Jan Jambon (N-VA) vendredi, entouré des partenaires sociaux (patrons et syndicats) du nord du pays. Ceux-ci ont signé par la même occasion une déclaration d’engagement en ce sens.

La Flandre compte actuellement 2.875.000 travailleurs. Le taux d’activité est de 75,2% (contre 64% en Wallonie et 61% à Bruxelles). L’idée est d’atteindre 80% en fin de législature. L’objectif de 120.000 emplois représente 24.000 emplois par an, d’après les estimations de la ministre de l’Emploi Hilde Crevits (CD&V). A cela, il faut ajouter 13.000 départs à la pension chaque année. Ce qui nous amène à un total de 37.000 emplois par an. A elle seule, la croissance économique devrait générer 26.000 emplois par an. Il resterait alors 11.000 emplois nets supplémentaires par an à créer.

11.000
emplois
Compte tenu des emplois créés par la croissance, il resterait 11.000 emplois nets par an à créer pour atteindre l'objectif d'un taux d'emploi de 80%.

Le gouvernement flamand envisage, pour ce faire, de puiser dans des réserves de main-d’œuvre pas ou peu utilisées. Quatre catégories de personnes seront plus particulièrement visées en 2020. Il y a d’abord les jeunes qui ne travaillent pas et qui ne suivent aucune formation. Ils seraient environ 56.000 dans cette situation en Flandre, pour la plupart inconnus du VDAB (l’office régional de l’emploi). "C’est là que se trouve le plus gros potentiel", estime Hilde Crevits.

Il y a ensuite les bénéficiaires du revenu d’intégration (anciens minimexés), les malades de longue durée sans contrat de travail et, enfin, les personnes qui ont temporairement quitté le marché du travail pour pouvoir s’occuper d’un proche.

"C'est chez les jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent aucune formation que se trouve le plus gros potentiel."
Hilde Crevits
ministre flamande de l'emploi

Motiver et soutenir

Reste à voir comment inciter ces personnes à se présenter sur le marché du travail. Le gouvernement flamand compte sur les partenaires sociaux pour proposer prochainement des solutions. Sachant que le pouvoir de sanctionner les chômeurs demeure encore une compétence fédérale (ONEm), il faudra essentiellement "motiver, stimuler et soutenir", a précisé Jan Jambon.

Concrètement, il est question surtout d’augmenter l’offre en matière d’accueil de la petite enfance et d’élargir l’offre en formation continue, surtout en matière de compétences digitales.

Les groupes-cibles pourront être revus chaque année en fonction des évolutions observées sur le marché du travail. Indépendamment de l’attention portée sur ces groupes-cibles, le VDAB continuera de soutenir les deux groupes les plus fragiles sur le marché de l’emploi que sont les 55 plus et les personnes issues de l’immigration.

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