Le CD&V s'accroche toujours à la N-VA

Une coalition fédérale doit inclure la N-VA, insiste le chef de groupe des chrétiens-démocrates à la Chambre, Servais Verherstraeten. ©Photo News

Le CD&V le redit: il veut une coalition fédérale reposant sur une majorité en Flandre. Or, cela n'est pas possible sans la N-VA.

Le CD&V estime toujours que le futur gouvernement fédéral doit disposer d'une majorité aussi bien du côté francophone que flamand, a insisté le chef de groupe des chrétiens-démocrates à la Chambre, Servais Verherstraeten. En d'autres termes, une coalition fédérale doit inclure la N-VA.

Il faut un soutien le plus grand possible au nord et au sud du pays, et le plus facile sera de rassembler les deux plus grandes formations.
Servais Verherstraeten
Chef de groupe des chrétiens-démocrates à la Chambre

"S'il y a une chose claire, c'est que la ligne du CD&V est la même depuis huit mois: il faut un soutien le plus grand possible au nord et au sud du pays, et le plus facile sera de rassembler les deux plus grandes formations (PS et N-VA). Je suis content que les informateurs, à propos desquels on se montre parfois dénigrant, sont parvenus à faire une note avec des accents qui se sont déplacés et, apparemment, à mettre autour d'une table le PS et la N-VA", a-t-il déclaré sur les ondes de la VRT.

Une réunion a eu lieu dimanche et d'autres pourraient suivre. A écouter lundi matin le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS), la N-VA n'a toutefois rien changé à ses revendications. L'ex-président du PS a donc appelé le CD&V à faire un choix entre l'unité du pays ou sa déchirure.

Une mission pour De Wever?

"Elio Di Rupo connaît très bien le CD&V et sait que nous sommes contre la scission de ce pays. Nous voulons une Flandre forte mais aussi une Belgique forte. Et il faut des réformes de l'État pour donner aux gens la politique la plus efficace possible", a expliqué Verherstraeten.

Il faut des réformes de l'État pour donner aux gens la politique la plus efficace possible.

La possibilité de confier au président de la N-VA, Bart De Wever, une mission après celle des informateurs Bouchez (MR) et Coens (CD&V) est évoquée avec insistance ces derniers jours.

Le chef de groupe CD&V estime qu'il est encore trop tôt pour se prononcer. "Mais j'ai appris ces derniers huit mois que ce qui est possible aujourd'hui semble impossible le lendemain et inversement", a-t-il ajouté.

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