Le gouverneur de Flandre occidentale appelle à ne pas se rendre à la Côte

Le gouverneur de Flandre occidentale Carl Decaluwé ©BELGA

Face à l'afflux de navetteurs dans les gares, notamment à partir de Bruxelles, la SNCB déconseille fortement de se rendre à la Côte ces mardi et mercredi. Le gouverneur de Flandre occidentale a embrayé ce mardi après-midi.

Le gouverneur de Flandre occidentale Carl Decaluwé a appelé mardi la population à ne pas se diriger vers la Côte en raison de l'affluence dans les trains s'y rendant et dans les gares.

La fermeture des routes d'accès n'est cependant pas une option pour le moment, selon le gouverneur. "Nous constatons que la plupart des gens viennent en train."
Les mesures supplémentaires instaurées par la SNCB pour limiter la congestion sur le réseau en direction de la Côte n'entreront en vigueur que le 3 avril. La société ferroviaire a par ailleurs aussi déconseillé les déplacements vers les plages mardi et mercredi. Elle a toutefois affrété trois trains de réserve pour ne pas voir ses véhicules encombrés.

Les touristes affluent sur la plage de Blankenberge ©Photo News

"En raison du beau temps, nous constatons actuellement un nombre trop important de voyageurs dans les gares pour embarquer dans les trains à destination de la Côte. En conséquence, la SNCB déconseille fortement de se rendre à la Côte ces mardi et mercredi, et recommande d'opter pour une destination moins fréquentée", a-t-elle précisé.

La forte affluence de ce mardi matin dans les gares bruxelloises a par ailleurs contraint la SNCB à mettre en application la procédure "Stop and Go", a-t-elle confirmé sur Twitter. Cette procédure permet de maîtriser l'occupation dans les trains de la SNCB. Concrètement, si la SNCB constate qu'à une étape d'un trajet, l'afflux de voyageurs est trop important et risque de compromettre la sécurité, elle devra refuser des voyageurs dans le train concerné. À la gare de Gand-Saint-Pierre, de longues files se sont aussi formées avec un temps d'attente relativement long. De l'eau a même été distribuée à la centaine de voyageurs contraints de patienter pour embarquer dans un train à destination de la Côte.

La gare de Gand-Saint-Pierre prise d'assaut ©BELGA

Situation gérable

Le baromètre d'affluence à la Côte - un outil développé par Westtoer et la province de Flandre occidentale - indiquait à 15h que la quasi-totalité des lieux étaient "calmes", ce qui correspond à la première des quatre catégories de fréquentation présentées par l'outil.

"Il y a beaucoup de gens répartis sur la plage, ce qui la rend plus calme. Le trafic automobile vers Ostende n'est pas un problème non plus. À midi, nous constations un taux d'occupation de seulement 55% sur nos parkings".
Bart Tommelein
Bourgmestre d'Ostende

Seules les Kleinstrand et Groeistrand d'Ostende étaient affichées comme étant "denses" (troisième catégorie). Mais la situation semble gérable, d'après le bourgmestre Bart Tommelein: "Il y a beaucoup de gens répartis sur la plage, ce qui la rend plus calme. Le trafic automobile vers Ostende n'est pas un problème non plus. À midi, nous constations un taux d'occupation de seulement 55% sur nos parkings". À Blankenberge, les gardiens de la paix et la police surveillent la circulation. "Pour l'instant, il n'y a pas trop d'activité en ville", selon la bourgmestre Daphné Dumery. Les deux communes seront assistées par des agents supplémentaires de la police fédérale, ce soir, afin de procéder à une évacuation correcte des lieux. Les trois trains de réserve serviront aussi pour le retour des voyageurs.

La gare de Bruxelles Midi encombrée par les voyageurs vers la Côte ©BELGA

Plusieurs députés favorables à un système de réservation pour les trains vers la Côte

"Pourquoi la SNCB ne testerait pas un système de réservation pour les voyageurs qui souhaiteraient se rendre à la Côte en train pendant les vacances de Pâques?", ont suggéré plusieurs députés, y compris de la majorité fédérale, ce mardi en commission de la Mobilité de la Chambre. "Il y a un an, nous avions déjà indiqué qu'un tel système de réservation pourrait être une bonne étape. Pourquoi est-ce un si grand tabou?", s'est interrogé Jef Van den Bergh (CDV, majorité). Plus de 70% des billets sont achetés par voie électronique. "Cela ne serait donc pas un grand pas (à franchir)".

Egalement dans la majorité, Joris Vandenbroucke (Vooruit) a également souligné les avantages d'un tel système de réservation. "Cela donnerait plus de certitude à la SNCB sur l'affluence attendue, et cela offrirait des garanties aux voyageurs. Ce qui est encore pire que de ne pas pouvoir acheter un billet parce qu'il n'y a pas de place dans le train, c'est d'en acheter un et d'ensuite devoir attendre des heures en gare pour peut-être ne pas monter dans le train." "Combien de temps va-t-on encore observer cette situation?", a renchéri Tomas Roggeman (N-VA, opposition). "Quand la SNCB développera-t-elle enfin un système de réservation?"

Le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo) n'a pas vraiment répondu à la demande d'un système de réservation, mais a défendu la règle annoncée, à savoir l'obligation de s'asseoir côté fenêtre pour les plus de 12 ans dès le 3 avril. Il a dit espérer que ce dispositif, combiné à une série d'autres mesures, devrait suffire à garantir une bonne gestion des flux de passagers vers la côte. "Ce n'est pas une mesure facile à mettre en oeuvre", a admis le ministre. "Nous devrons tous bien travailler ensemble, y compris avec les forces de police qui apporteront leur soutien." La SNCB mobilisera également un maximum de personnel. Les accompagnateurs de train auront la mission d'estimer le nombre de places libres dans le train. Ils communiqueront l'information à la gare suivante afin de déterminer le nombre de personnes autorisées à monter à bord.

Le ministre a rappelé que le plus gros goulot d'étranglement se produisait au retour. "Tout le monde veut prendre le train à la même heure, entre 18h00 et 20h00." C'est la raison pour laquelle la règle-cadre ne s'applique pas au retour. De plus, des trains supplémentaires seront affrétés et la première classe sera systématiquement ouverte à tous les voyageurs. "Il n'est pas question de laisser des personnes dans les gares ou dans les rues d'Ostende, Blankenberge ou Knokke".

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