Le patronat flamand appuie l'intransigeance du VLD

Luc De Bruyckere: "Une majorité dans ce pays veut des réformes." © Nicolas Maeterlinck

Hier, la crise politique était au centre du congrès annuel du voka, l'organisation représentant le patronat flamand. Luc De Bruyckere, son président, a fait part de sa réprobation quant à l'attitude actuelle des politiques.

"Cela ne peut plus durer. L’heure est venue de trancher: soit on fait du rapiéçage, soit on opère les réformes nécessaires, sachant qu’il y a une majorité dans ce pays qui est favorable à la seconde option." C’est en ces termes que le président du patronat flamand (Voka), Luc De Bruyckere, s’est adressé hier à 1.100 de ses membres réunis en congrès annuel sur le site de Tour & Taxis.

Le congrès était axé sur la problématique de la résilience des entreprises dans un environnement global secoué par la crise.

Pour Luc De Bruyckere, l’intransigeance dont fait preuve l’Open VLD est justifiée. "Il est incompréhensible et inadmissible que certains négociateurs fédéraux ramènent les recommandations européennes à une simple source d’inspiration". "Ce refus de voir la réalité en face est tout simplement dangereux. […] De plus en plus de citoyens et entrepreneurs en sont conscients, heureusement aussi en Wallonie."

Le Voka se défend d’être particulièrement en pointe sur les dossiers socio-économiques. Il rappelle que l’ensemble des organisations patronales du pays ont transmis le même type de message aux négociateurs voici une dizaine de jours.

À cela s’ajoute une pétition on-line, intitulée "Ik kies voor groei" (Je choisis pour la croissance), lancée la semaine dernière par le Voka, qui a déjà récolté 14.000 signatures de la part d’entrepreneurs et de citoyens inquiets à propos de la situation économique actuelle.

Réformer en profondeur

Parmi les réformes que le Voka souhaiterait voir aboutir, citons à titre d’exemple: la limitation dans le temps du bénéfice des allocations de chômage, le relèvement de l’âge de la prépension, l’introduction d’un statut unique pour ouvriers et employés, une gestion plus efficace des soins de santé, ou encore la réduction des périodes assimilées pour le calcul de la pension légale. "Ces choix ne s’imposent pas pour les beaux yeux du FMI, de l’OCDE ou de l’Union européenne. C’est tout simplement l’évidence que nous demandons. Dans pratiquement tous les pays européens, la classe politique, les entrepreneurs et les citoyens sont arrivés au même consensus", indique Luc De Bruyckere.

Il ne se déclare pas pour autant favorable à la mise sur pied d’un cabinet de techniciens, à l’image de l’Italie, pour pallier l’incapacité du politique. "Non seulement on sous-estime la difficulté de mettre sur pied une telle équipe, mais cela reviendrait en outre à cautionner la démission de la classe politique. Sans oublier qu’en termes de perception, pareil choix nous rangerait parmi les pays dits "PIIGS" de l’Europe du Sud. Ce serait un très mauvais signal."

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