Le patronat flamand demande d’accélérer la vaccination

Le président du Voka Wouter De Geest demande de poursuivre le soutien aux entreprises viables avant la crise. ©BELGA

Le Voka insiste sur la nécessité, une fois que le personnel soignant et les maisons de repos seront vaccinés, de vacciner dans les entreprises.

Si on n’accélère pas le processus de vaccination, on risque de freiner la reprise économique par rapport à nos concurrents directs. Tel est en substance le message délivré par le patronat flamand à la classe politique à l’occasion de la réception de Nouvel An (en mode digital, cela va de soi).

"Celui qui vaccine le plus rapidement profitera le mieux de la reprise économique."
Wouter De Geest
Président du Voka

"Nous constatons que dans d’autres pays, en Allemagne, au Danemark, en Israël ou au Royaume-Uni, la vaccination se déroule beaucoup plus rapidement et que ces pays sont en train de se doter d’un avantage concurrentiel", explique le président du Voka Wouter De Geest. "Celui qui vaccine le plus rapidement profitera le mieux de la reprise économique. C’est pourquoi notre pays doit forcer l'allure. S’il nous faut jusque fin janvier pour vacciner les résidents des maisons de repos, nous serons beaucoup trop tard", prévient-il.

"Après les soignants et les groupes à risques, les entreprises et leurs collaborateurs sont prioritaires si on veut garantir la continuité dans nos entreprises et relancer notre économie", ajoute-t-il.

"Nous devons évoluer d’une société en lock-down vers une société de testing."
Wouter De Geest
Président du Voka

Le patronat flamand préconise en outre, après les ratés de l’an dernier, une meilleure approche de la pandémie en 2021, en s’appuyant sur le testing, le tracing et les tests rapides. "Les systèmes mis en place ne sont pas assez performants. Nous devons évoluer d’une société en lock-down vers une société de testing, afin de réduire le coût économique et sociétal de la pandémie. (…) Nous comprenons qu’une vaccination de masse est un processus délicat et complexe, mais il faut avancer plus vite et mieux."

Relancer l’investissement

Le patron du Voka demande par ailleurs aux différents gouvernements de prolonger les mesures de soutien de manière sélective au bénéfice des entreprises qui étaient saines avant le début de la crise. "Aux entreprises et secteurs les plus durement et durablement touchés, nous devons offrir des perspectives de reconversion. A court terme, il faut des mesures pour renforcer la solvabilité des entreprises, afin qu’elles puissent recommencer à investir dans le futur."

D’autant qu’il y a une enveloppe substantielle, de l’ordre de 5 milliards d’euros, qui a été mise à disposition de la Belgique par les instances européennes. "C’est la responsabilité de tous les gouvernements de ce pays de rentrer un dossier en béton auprès de la Commission européenne d’ici la fin avril. Nous devons affecter ces moyens en priorité pour de grands projets en matière de digitalisation et de développement durable."

Pas question en revanche d'affecter ces moyens à "des dépenses récurrentes ou des cadeaux de Saint-Nicolas comme de la distribution d'argent pour les jeunes ou des tickets de train gratuits". Une allusion à la récente proposition Ecolo d’allouer une allocation de 460 euros par mois à tous les 18-25 ans. Une telle mesure, fortement critiquée en Flandre, coûterait 3,2 milliards d’euros par an.

Réformes structurelles

Outre la relance de l’économie, le Voka insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles. Au plan fédéral, ces réformes concernent le marché de l’emploi, les pensions, la fiscalité, la transition énergétique et la réforme de l’Etat. Au niveau de la Région flamande, les réformes ont trait à l’enseignement, au soutien à l’innovation, à la politique climatique et environnementale et à l’emploi.

"Ce n’est pas le moment de venir avec des exigences salariales économiquement irréalisables."
Wouter De Geest
Président du Voka

Enfin, Wouter De Geest a lancé aux syndicats un appel à la modération et au réalisme en vue de la négociation d’un nouvel accord interprofessionnel. "Ce n’est pas le moment de venir avec des exigences salariales économiquement irréalisables ou de ressortir les recettes du passé."

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