Le président du sp.a John Crombez a remis sa démission

©BELGA

Le président du sp.a John Crombez a remis sa démission mais les instances du parti socialiste flamand l'ont refusée.

Le président du sp.a, John Crombez, a présenté lundi sa démission, a appris De Tijd auprès de plusieurs sources concordantes. Les instances du parti socialiste flamand ont toutefois demandé unanimement à M. Crombez de rester en poste jusqu'à la nomination d'un nouveau président. Le parti devrait organiser des élections à l'automne.

Le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, et l'ancien président du parti, Bruno Tobback, ont émis ces derniers jours de vives critiques envers John Crombez. Ce dernier a dès lors décidé de remettre son mandat en jeu, proposant que le bureau de parti y réfléchisse. Il a toutefois été demandé à l'actuel président de rester en poste jusqu'à ce qu'un nouveau candidat soit choisi. 

Dans les rangs des socialistes flamands, il se murmure que les critiques émises visaient à faire renoncer M. Crombez à un second mandat. On ne sait cependant pas encore si l'Ostendais se portera candidat à sa propre succession. 

"Besoin de stabilité"

Ce mardi matin, deux nouveaux élus sp.a ont fait savoir que le bureau du parti estimait que l'organisation d'une élection présidentielle anticipée n'était pas une bonne idée. "Nous avons besoin de stabilité et de sérénité", a indiqué sur Radio 1 Melissa Depraetere, élue à la Chambre, aux côtés d'Hannes Anaf, élu au Parlement flamand. En rejetant la démission de M. Crombez, le bureau du sp.a lui a demandé de conserver sa fonction jusqu'à l'élection présidentielle qui était déjà programmée pour l'automne prochain. "Tenir cette élection maintenant n'aurait pas été une bonne idée. Il y a du pain sur la planche: nous avons de nombreux nouveaux élus qui doivent se familiariser avec la fonction, notre organisation doit être revue et nous devons écrire une nouvelle page de notre histoire. Nous ne pouvons vraiment pas nous permettre la moindre lacune", selon Hannes Anaf.

Pour Melissa Depraetere, le prochain président du sp.a devra suivre la "trajectoire" qui a été tracée par M. Crombez. "Cela peut être une nouvelle figure, ou tout aussi bien, à nouveau, John Crombez". Quant aux négociations gouvernementales, les deux élus voient le sp.a dans l'opposition. "La ligne, au bureau du parti, c'est d'opter pour l'opposition et de ne participer en aucun cas à un gouvernement de droite", selon Mme Depraetere. "Il est très difficile de prévoir comment se terminera une négociation fédérale, mais nous partons du principe que nous choisissons l'opposition", ajoute M. Anaf. 

Élections 2019

Suivez les négociations et consultations pas à pas dans notre dossier >

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect