Les patrons flamands appellent à régionaliser emploi et soins de santé d'ici 2024

"Seul un gouvernement de plein exercice pourra mettre en œuvre une politique stable et cohérente afin de prémunir notre pays contre l’impact du Brexit, des guerres commerciales et autres défis", a expliqué Wouter De Geest à l'occasion de la réception de Nouvel An du Voka. ©BELGA

Le patronat flamand appelle à la constitution rapide d’un gouvernement fédéral. Il préconise en outre de régionaliser pour 2024 l’emploi et les soins de santé.

Un gouvernement de plein exercice dans l’immédiat et une régionalisation du marché du travail et des soins de santé à l’horizon 2024: tels sont les souhaits formulés par le patron des patrons flamands, Wouter De Geest, à l’occasion de la réception du Nouvel An du Voka, la fédération patronale flamande, lundi soir à Bozar, à Bruxelles.

Pas question d’un gouvernement intérimaire ou d’un gouvernement d’experts, selon le Voka. "Seul un gouvernement de plein exercice pourra mettre en œuvre une politique stable et cohérente afin de prémunir notre pays contre l’impact du Brexit, des guerres commerciales et autres défis", explique Wouter De Geest, qui au passage déplore le temps perdu ces derniers mois avec "des petits jeux politiques". "Il faut abandonner le Stratego politique et bâtir des ponts."

Responsabiliser

Pour contrer le ralentissement de l’économie belge, le Voka préconise un certain nombre de réformes. À commencer par un nouveau statut de salarié qui ne fasse plus la distinction entre employé, ouvrier, fonctionnaire et indépendant.

"Il faut abandonner le Stratego politique et bâtir des ponts."
wouter de geest
président du Voka

Un tel statut apporterait davantage de flexibilité, selon le Voka. "Nous sommes prêts à engager le dialogue sur ce point avec les partenaires sociaux et les représentants politiques", souligne Wouter De Geest.

À moyen terme, il plaide pour des compétences cohérentes, ce qui implique de régionaliser complètement d’ici 2024 la politique de l’emploi et les soins de santé. "Non pas pour mettre à mal la solidarité, mais au contraire pour que la solidarité puisse s’appuyer sur l’efficience et la responsabilisation", précise Wouter De Geest.

Stop aux chamailleries

Le patronat flamand appelle également le gouvernement flamand à passer à l’action. "Au lieu de se chamailler, il faut une politique déterminée et une communication qui rassemble."

Ces dernières semaines ont en effet été marquées par de vives tensions entre le ministre-président Jan Jambon (N-VA) et la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten. L’intérêt manifesté par les libéraux flamands pour une coalition arc-en-ciel au Fédéral a été considéré comme une "trahison" par le parti de Bart De Wever.

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