Liesbeth Homans, première ministre-présidente flamande et première "blague"

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Liesbeth Homans (N-VA) a prêté serment, ce mardi matin, pour devenir la nouvelle ministre-présidente flamande. Peu de temps après, elle déclarait ne pas vouloir poser devant le drapeau belge, "ce chiffon"...

Grande première dans l'histoire politique de la Flandre. Liesbeth Homans remplace à la tête de l'exécutif de la Région flamande Geert Bourgeois parti à l'Europe. "Je ne suis pas pour les quotas et je plaide toujours pour le meilleur homme ou la meilleure femme à la bonne place", a commenté l'élue N-VA, "mais en tant qu'historienne, je dois admettre que ça me fait quelque chose que mon nom apparaisse dans les livres d'histoire comme celui de la première ministre-présidente flamande."

40.480
voix de préférence
Tête de liste en 2014, Liesbeth Homans avait obtenu quelque 163.000 voix de préférence. Le 26 mai dernier, elle n'en a plus récolté que 40.480.

Si elle est la première ministre-présidente au nord du pays, Liesbeth Homans ne fait pas figure de pionnière en Belgique: Laurette Onkelinx a en effet été ministre-présidente de la Communauté française en 1993 et Marie Arena a été désignée à la même fonction en 2004.

Elle ne veut pas poser devant le "chiffon belge" 

A peine sortie de l'hôpital à la suite de douleurs à la poitrine, Liesbeth Homans reprend donc provisoirement le flambeau de Geert Bourgeois.

Dans la foulée de sa prestation de serment, la toute nouvelle ministre-présidente flamande a refusé que le drapeau belge figure en arrière-plan de la photo de groupe au parlement flamand. "Nous ne voulons pas de ce chiffon belge en arrière-plan", aurait-elle déclaré, selon des propos rapportés par la VRT. "Une blague", s'est-elle ensuite défendue. Ce qui nous rappelle qu'en 2016, Liesbeth Homans, alors ministre flamande des Affaires intérieures, avait déclaré qu'elle espérait que la Belgique n'existe plus d'ici 2025. 

Pause dans les négociations à la Région flamande

De son côté, Bart De Wever a mis sur pause les discussions en vue de la formation du prochain gouvernement régional. "C'est logique. Ca ne me paraît pas mal d'attendre de voir ce qu'il va se passer au niveau fédéral, où un gouvernement sans majorité flamande pourrait être constitué. Nous ne voulons pas courir ce risque", a expliqué la ministre-présidente à ce sujet.

Selon Liesbeth Homans, le gouvernement flamand peut de toute façon continuer à fonctionner en attendant qu'un accord soit trouvé. "Nous avons toujours une majorité au parlement, ce qui nous permet de faire voter des textes. Nous avons bien collaboré pendant 5 ans et nous pouvons parfaitement continuer à travailler", a-t-elle conclu. 

Amie d'université de Bart De Wever, historienne comme lui, Liesbeth Homans, 46 ans, a été élue députée flamande pour la première fois en 2009. En 2012, elle devient présidente du CPAS d'Anvers avant d'être nommée ministre régionale des Affaires intérieures deux ans plus tard. Tête de liste en 2014, elle avait obtenu quelque 163.000 voix de préférence. Le 26 mai dernier, elle n'en a plus récolté que 40.480.  

Wouter Beke entre au Fédéral 

Après Liesbeth Homans (N-VA), c'est le président du CD&V Wouter Beke qui a prêté serment mardi matin devant le Roi en tant que nouveau ministre fédéral de l'Emploi, de l'Economie et des Consommateurs, chargé du Commerce extérieur, de la Lutte contre la pauvreté, de l'Egalité des chances et des Personnes handicapées.

Wouter Beke succède à Kris Peeters, élu au parlement européen. Il ne sera toutefois pas vice-Premier ministre, ce titre ayant été attribué à Koen Geens. 

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