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Nouveau contretemps pour le futur David Lloyd à Sterrebeek

Le site Sterea à Sterrebeek accueille déjà un golf.

Face à la mobilisation des riverains, les promoteurs ont retiré la demande de permis pour les terrains de tennis et de padel du futur David Lloyd.

C’est une nouvelle tuile pour le futur David Lloyd à Sterrebeek. Urbion, le promoteur de Sterea, le site de l’ancien hippodrome, vient de retirer sa demande de permis pour 6 terrains de tennis (dont 3 recouverts par une bulle) et 3 terrains de padel prévus dans le cadre de l’installation prochaine du prestigieux club David Lloyd.

En cause, une levée de boucliers massive des habitants face à un projet jugé mégalomane, mal assorti au caractère résidentiel du quartier et mal intégré dans le paysage qu’offre l'espace agricole qu’il borde.

Ces terrains de tennis et ces cages de padel doivent faire partie du futur complexe sportif de 4.800 m² de David Lloyd (deux piscines, un immense fitness et un welness center), dont ce serait la troisième implantation en Belgique, après celles d’Uccle et de Edegem.

Bruit et trafic

Les riverains ainsi que l’asbl Sterrebeek 2000 voient cependant d’un mauvais œil l’aménagement de ces terrains de sport qui nécessite d’éliminer un bois situé en dehors de l’enceinte du domaine Sterea.

L’aménagement des terrains de sport nécessite d’éliminer un bois situé en dehors de l’enceinte du domaine Sterea.

Sans compter les nuisances sonores (le padel est un sport bruyant qui se pratique jusque 23 heures tous les jours) et le trafic supplémentaire dans un quartier résidentiel (on parle de 9.500 véhicules par jour).

En dépit de ces objections, la commune de Zaventem a accordé le permis en septembre 2020. Mais celui-ci a été cassé en appel par la province du Brabant flamand. En réponse, Urbion a adapté ses plans, mais à la marge seulement. Ce qui a suscité une nouvelle vague de mobilisation des riverains qui ont déposé pas moins de 318 réclamations au cours de l’enquête publique qui s’est clôturée le 29 mai dernier.

100 m²
Les prescriptions urbanistiques interdisent la construction de bâtiments d’une surface de plus de 100 m².

L’autorisation de bâtir ne peut par exemple être accordée pour le hall de tennis et pour les cages de padel parce que les prescriptions urbanistiques interdisent la construction de bâtiments d’une surface de plus de 100 m² et parce qu’ils ne s’intègrent pas dans le paysage.

Urbion temporise

Si le retrait de la demande de permis est arrivé comme une surprise, la saga n’est pas pour autant terminée. Petra Noé, CEO d’Urbion, a déclaré dans la presse locale qu’elle allait "évaluer la situation au cours des prochains mois".

"Ce projet ne respecte pas un certain nombre de prescriptions urbanistiques en plus d’être totalement hors échelle par rapport à celle du quartier."
Pierre-Paul Brichant
Porte-parole des riverains

Du côté des riverains, on ne compte pas non plus baisser la garde. "Nous maintenons que ce projet ne respecte pas un certain nombre de prescriptions urbanistiques en plus d’être totalement hors échelle par rapport à celle du quartier", explique Pierre-Paul Brichant, un des porte-paroles des riverains.

L’échevin de l’aménagement du territoire Bart Dewandeleer (CD&V) estime quant à lui que la commune n’a plus à se prononcer sur la demande de permis, puisque celui-ci a été retiré. Par contre, il invite les promoteurs à s’inscrire dans une dynamique de "participation avec le quartier afin de voir si un terrain d’entente peut être dégagé autour du projet".

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