On est loin du front flamand uni...

Le 30 septembre, on était tout sourire, un accord de gouvernement flamand était conclu. Depuis lors, l'entente est moins cordiale...

Décidément, l'ambiance entre les partenaires de la coalition en Flandre est à la chamaille. N-VA et Open VLD s'invectivent à coups de montages vidéo.

L'Open VLD n'est pas en pleine tempête, mais les flots ne sont pas cléments avec le parti libéral flamand. Il est en processus de recherche d'un nouveau patron qui succédera à Gwendolyn Rutten. Il est aussi particulièrement mal à l'aise dans le cadre de la crise fédérale, dans laquelle il doit jouer un rôle pivot. 

Les réflexions autour de la composition d'un gouvernement sont toujours en cours. On ne sait pas où en sont Sabine Laruelle et Patrick Dewael, chargés de mission par le Roi depuis une semaine, qui veulent "restaurer le calme" et travaillent donc "dans une discrétion absolue".

Avec qui pactiser?

Une des pistes les plus sérieuses qui puissent être sondées reste celle de l'arc-en-ciel (les bleus, les rouges et les verts), voire d'une coalition dite Vivaldi (l'arc-en-ciel coloré de l'orange du CD&V). Parce qu'il semble bien qu'associer N-VA et PS soit actuellement impossible, Paul Magnette ayant virulemment étalé son ras-le-bol à la mi-février, précipitant la fin de mission de Koen Geens, précédent agent royal.

Mais l'arc-en-ciel donne la nausée en interne parce que l'Open VLD intégrerait une coalition progressiste, alors que ce n'est pas du tout la politique qu'il exerce en Flandre aux côtés de ses partenaires, N-VA et CD&V. En outre, aucun des quatre candidats à la succession de Gwendolyn Rutten ne relève d'une mouvance progressiste libérale. Et donc, évidemment, Vivaldi est tout aussi compliqué pour les mêmes raisons. Sans compter que l'apport du CD&V, qui renforcerait l'attelage, est d'autant moins garanti que les socialistes viennent de fort vexer le parti de Geens.

Devons-nous nous traiter les uns les autres de cette manière?
Bart Tommelein
Open VLD

On se déchire

Et c'est dans ce contexte que des coups sont portés, via les réseaux sociaux. La N-VA a diffusé une vidéo sur Twitter qui reprend différentes déclarations de Gwendolyn Rutten sur le confédéralisme et qui seraient contradictoires. Les libéraux ont riposté avec une vidéo pointant des différences entre les discours et les actes des nationalistes. Les premiers argumentent avec une citation d'Eisenhower, les seconds préfèrent Lincoln.

Ensuite, Bart Tommelein, candidat à la présidence de l'Open VLD, a tapé sur le clou, qualifiant la vidéo des nationalistes d'"indigne pour un parti de gouvernement et partenaire de coalition". "Devons-nous nous traiter les uns les autres de cette manière?", s'est-il demandé sur Radio 1. Le CD&V est alors entré dans la danse, demandant à ses acolytes de s'abstenir de tels déballages sur Twitter. Et dire que Bart De Wever plaidait encore pour un "front flamand" il y a une dizaine de jours...

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