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Philippe Gilbert et les drapeaux flamands

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Le champion du monde Philippe Gilbert (BMC) se dit indisposé par la présence massive, lors des arrivées de course, de drapeaux flamands jaunes et noirs ornés d'un lion.

Le cycliste belge Philippe Gilbert, champion du monde de cyclisme sur route, critique vivement le parti indépendantiste flamand N-VA, qualifié "d'extrémiste", dans un entretien publié mercredi par le magazine néerlandophone Humo. Philippe Gilbert jouit d'une grande popularité en Flandre.

Dans cette interview reprise par plusieurs autres médias flamands, le champion cycliste déplore également la présence massives de drapeaux aux couleurs de la Flandre (un lion noir sur fond jaune) à l'arrivée de plusieurs courses importantes du calendrier international.

"Ces drapeaux n'ont rien à faire dans la course. Aux Mondiaux de Valkenburg (qu'il a remportés, ndlr), il aurait été plus normal de déployer des drapeaux du pays et non d'une région", explique le coureur de la formation BMC.

Ces drapeaux, qui diffèrent du symbole officiel de la Flandre (qui comporte quelques touches de rouge, la troisième couleur du drapeau belge), sont régulièrement agités, de Paris-Roubaix aux étapes du Tour de France, par des membres de l'association Vlaanderen Vlagt Verder ("La Flandre continue d'afficher son drapeau"), qui réclament l'indépendance de leur région.

Express

Godfried Duprez, au nom de l'association "Vlaanderen Vlagt Verder" ("La Flandre continue d'afficher son drapeau"), a rétorqué dans Het Laatste Nieuws. "Je déplore que le champion du monde tienne pareils propos. Mais qu'il ne s'inquiète surtout pas, on ne va pas le huer la prochaine fois. Je me contente d'espérer qu'il se montrera désormais plus respectueux envers notre action."

A un peu plus d'un an des prochaines législatives, prévues en mai 2014, Philippe Gilbert dénonce aussi "le vote négatif" des électeurs de la N-VA, créditée de quelque 40% des intentions de vote en Flandre, que le cycliste wallon considère comme une formation extrémiste.

"Comme en France avec le Front National, il y a des extrémistes partout, même en Wallonie", affirme Gilbert. "Les gens ne croient plus en la politique et votent pour de tels partis. C'est un choix négatif", ajoute-t-il.

Le champion du monde estime aussi que "ces électeurs ne savent même pas ce qu'il y a dans le programme" de la N-VA.

Le parti dirigé par Bart De Wever, qui a remporté en octobre la mairie d'Anvers (nord), n'a pas souhaité réagir. Le président de Vlaanderen Vlagt Verder a lui qualifié les propos de Gilbert "d'irrespectueux".

• Philippe Gilbert n'est pas le premier sportif belge à s'en prendre aux nationalistes et à la N-VA. En octobre, le capitaine de l'équipe nationale de football, Vincent Kompany, avait milité via son compte Twitter pour le maintien de l'unité d'un pays où les tensions entre francophones et néerlandophones restent latentes et pourraient déboucher sur une nouvelle crise politique après le scrutin de mai 2014.

 

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