Primes de départ réduites pour les députés flamands?

Si un accord national est souhaité, les Flamands veulent aller plus loin.

Le parlement flamand veut aller plus loin que les autres assemblées, dans la révision des indemnités de départ des députés. Or dans une carrière, un élu passe souvent d’un parlement à l’autre…

Dès qu’ils peuvent se lancer dans un bras-de-fer, les présidents de la Chambre et du Parlement flamand y vont franchement. Dernière querelle en date: le futur régime des indemnités de départ des députés.

Tout le monde souhaite, officiellement du moins, un accord national car les parlementaires passent souvent d’une assemblée à l’autre, d’un niveau de pouvoir à l’autre. Pourquoi compliquer inutilement le calcul de leurs indemnités?

Ces indemnités sont versées aux parlementaires non-réélus, afin de leur laisser le temps de se retourner, de trouver un nouveau boulot. Elles sont versées mensuellement pendant un maximum de deux ans au lieu de quatre précédemment. Depuis octobre dernier et le débat sur les indemnités de Stefaan De Clerck (CD&V) et Maggy Yerna (PS), le député qui quitte volontairement son poste en cours de législature n’a plus droit à des indemnités.

Sur ces points, tout le monde est d’accord. Les divergences viennent sur la manière de constituer ses droits à l’indemnité de départ. Le président de la Chambre André Flahaut (PS) suggère deux mois par année de mandat, tandis que son homologue du parlement flamand, Jan Peumans (N-VA), estime qu’un mois d’indemnité par année de mandat suffirait. 

En outre, Flahaut fixe un minimum de quatre mois (pour celui qui n’aurait siégé par exemple qu’un an), quand Peumans se contente d’un minimum de trois mois.

Harmoniser les statuts

Le débat a été vif sur le sujet cette semaine au Parlement flamand. La N-VA veut absolument démontrer qu’avec elle, on va plus loin qu’avec le PS. Mais Flahaut s’appuie, lui, sur le fait que sa proposition est soutenue par la majorité institutionnelle, et donc aussi les partenaires de la N-VA au sein du gouvernement flamand… Il ne voit donc aucune raison de céder à la pression et de revoir sa copie.

La discussion irrite particulièrement l’Open VLD, dans l’opposition en Flandre. "Nous soutenons la réduction des indemnités de départ mais nous plaidons fortement pour l’harmonisation entre les niveaux de pouvoir, a déclaré le chef de groupe au parlement flamand, Bart Tommelein. Flahaut et Peumans ne rendent service à personne avec leur guerre des symboles."

 

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