Quatre candidats, deux favoris pour succéder à Gwendolyn Rutten à la tête de l'Open VLD

Bart Tommelein, Els Ampe, Egbert Lachaert et Stefaan Nuytten sont candidats à la présidence de l'Open VLD.

Gwendolyn Rutten, actuelle présidente de l'Open VLD, n'est pas candidate à sa succession. Ils sont quatre à se présenter au scrutin, mais le jeu devrait se jouer entre deux d'entre eux seulement, Bart Tommelein et Egbert Lachaert.

Ils sont donc quatre à briguer la présidence de l'Open VLD. La dernière limite pour déposer sa candidature était ce lundi à 10h. On savait déjà qu'il y avait quatre intéressés par la fonction. La présidente actuelle, Gwendolyn Rutten, n'avait pas encore clairement fait part de ses intentions. Elle n'est finalement pas candidate. Cela se jouera donc entre

  • le bourgmestre d'Ostende et ancien ministre Bart Tommelein;
  • le député Egbert Lachaert;
  • la parlementaire flamande Els Ampe;
  • Stefaan Nuytten de Coxyde. 
Initialement, Bart Tommelein était favori. Mais finalement, Egbert Lachaert a vraiment ses chances.
Dave Sinardet
Politologue (Université Saint-Louis et VUB)

Et maintenant commence la campagne. La procédure de vote électronique débutera le samedi 21 mars pour désigner le nouveau président, mais aussi les vingt membres du conseil d'administration du parti. Le scrutin durera jusqu'au vendredi 27 mars à 10 heures. Ce jour-là, les résultats seront annoncés vers midi. Si aucun des candidats à la présidence n'obtient la majorité absolue, un second tour de scrutin aura lieu avec les deux candidats ayant obtenu le plus de voix.

Le jeu devrait se jouer uniquement entre deux des quatre candidats: le libéral classique Lachaert et le plus centriste Tommelein.

Deux favoris

"Initialement, Bart Tommelein était favori", rappelle le politologue Dave Sinardet (Université Saint-Louis et VUB). "Mais finalement, Egbert Lachaert a vraiment ses chances. Le premier se profile plus au centre, il essaie de rassembler. Lachaert penche pour un retour aux bases libérales, plus à droite sur le socio-économique." 

Évidemment, la crise fédérale risque bien de s'inviter dans la campagne. "Egbert Lachaert se montrait critique envers un arc-en-ciel", coalition regroupant les rouges, bleus et verts. "Mais il a quand même dit qu'une Vivaldi (arc-en-ciel élargi au CD&V, NDLR) ne serait pas exclue. Sans doute parce qu'à l'Open VLD, on a compris qu'avec un mariage PS/N-VA, les libéraux seraient dehors", poursuit Dave Sinardet. "Néanmoins, pour Lachaert, un arc-en-ciel sera quand même difficile parce que ce serait entrer dans une coalition de gauche progressiste."

Il faut souligner qu'aucun ne se positionne comme un libéral de gauche, alors qu'une partie des mandataires de l'Open VLD, notamment au gouvernement flamand, affiche un tel profil. "Logiquement, Tommelein devrait récolter les voix de cette frange-là... mais Lachaert essaie aussi de se montrer rassembleur", pointe le politologue de la VUB.

Que va devenir Gwendolyn Rutten?

Après deux mandats, c'est plus sain de passer le témoin.
Gwendolyn Rutten
Présidente de l'Open VLD

Non-candidate, Gwendolyn Rutten perdra donc son poste de présidente.  "Après deux mandats, c'est plus sain de passer le témoin", dit-elle. Ce qui la tente, on le sait, c'est de devenir Première ministre fédérale et ça lui a valu quelques frictions, notamment avec Alexander de Croo. "Elle semblait prête, dans le cadre de la note de Paul Magnette, à lâcher ses principes libéraux pour devenir Première ministre, sur base d'un programme de gauche. Ce sera désormais difficile pour elle de décrocher un tel poste! Elle pourra toujours devenir ministre fédérale... si on a un gouvernement et que l'Open VLD en est. Ou bien entrer dans le gouvernement flamand par le biais d'un remplacement", envisage Dave Sinardet 

Gwendolyn Rutten est la présidente de l'Open VLD depuis fin 2012.

La présidente des bleus du Nord rendra les clefs avec quelques beaux faits d'armes. "Elle a notamment réussi à faire entrer son parti dans tous les gouvernements en 2014!" Et elle n'a pas non plus (trop) démérité lors des dernières élections. L'Open VLD  avait perdu des plumes, mais moins que les autres partis qui gouvernaient lors de la législature précédente. "C'est le moins grand perdant... ce qui est quand même significatif", tient à souligner le politologue Dave Sinardet.

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