44% des Belges estiment que l'État doit installer les bornes électriques

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De plus en plus de Belges sont intéressés par les véhicules électriques et hybrides. Le prix devient un frein moins important, mais les Belges craignent pour l’infrastructure. 44% d’entre eux estiment que c’est aux autorités d’installer les bornes.

Si les voitures électriques n’ont représenté que 1,6% des ventes en 2019 en Belgique, chez Deloitte on pense que les choses vont rapidement changer. Eric Desomer, en charge du secteur automobile chez Deloitte Belgique, en veut pour preuve le baromètre du Global Automotive Consumer Survey 2020 de sa compagnie. Celui-ci montre que 9% des Belges veulent passer aux voitures électriques et 29% d’entre eux aux voitures hybrides. Une étude qui se base sur 1286 répondants en Belgique.

"Nous avons passé le point d’inflexion pour l’électrique. Le consommateur est convaincu. Les premières raisons de ces choix sont les émissions plus basses et les coûts d’opération plus bas de ces véhicules. On voit aussi que les nouvelles réglementations, notamment sur la circulation en ville, commencent à porter leurs fruits", estime Eric Desomer, Automotive Leader chez Deloitte Belgique.

Offre abondante

52%
À peine 52% des Belges interrogés optent encore pour un véhicule essence ou diesel.

Selon l’analyste, les ventes de voitures électriques vont donc s’accélérer cette année, notamment parce que l’offre de véhicules électriques est devenue abondante. Eric Desomer en veut pour preuve que quand il y a eu un creux dans l’offre chez BMW par exemple, il y a aussi eu un creux dans ses ventes de véhicules électriques. "Avec la Mini électrique, le trou entre l’offre et la demande est en train de se résorber chez eux", estime-t-il. Dans les chiffres de Deloitte, le véhicule thermique perd en attrait et à peine un consommateur sur deux (52%) est encore intéressé par ces véhicules pour son prochain achat.

Reste néanmoins que le véhicule électrique est sujet à deux principaux freins pour sa progression dans les ventes. L’autonomie du véhicule et l’absence d’infrastructure de chargement sont les préoccupations principales. Le prix n’arrive plus qu’en troisième position dans les préoccupations des Belges sur la voiture électrique. "Le Belge veut en majorité 320 km d’autonomie, alors que l’on sait qu’il ne fait que 40 km de manière quotidienne", dit Desomer. Mais les jeunes sont moins exigeants sur ce plan. 41% d’entre eux pourraient se contenter de véhicules avec moins de 320 km d’autonomie.

Manque de bornes

L’un des problèmes majeurs reste donc l’infrastructure. Les consommateurs se demandent encore et toujours où ils pourront recharger leur véhicule. "Chez Deloitte par exemple, la majorité des employés vivent en appartement et n’ont pas de garage. Nous avons donc mis en place un système de places de parking prioritaires pour les véhicules électriques au bureau", explique Desomer.

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Dans l’étude de Deloitte, on remarque que le public belge se tourne d’abord vers les autorités pour l’installation des bornes de recharge nécessaires. 44% des Belges estiment en effet que la responsabilité de construire un tel réseau de recharge revient au gouvernement, 22%, aux compagnies pétrolières, 19%, aux énergéticiens, et seulement 14%, aux constructeurs automobiles.

Eric Desomer pointe également un autre facteur important pour le succès futur du véhicule électrique: le prix des carburants. "On l’a vu aux états-Unis. Quand le prix de l’essence y a diminué, l’intérêt pour les véhicules électriques aussi", analyse-t-il.

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