A mi-parcours, les examens à distance couronnés de succès

Plus de 99% des examens se font à distance à l'UCLouvain. ©Photo News

Selon les universités francophones, les examens à distance se déroulent jusqu'à présent quasi sans accroc. Des organisations étudiantes dénoncent toutefois des conditions difficiles, qui doperaient les décrochages.

Quelque 200.000 prestations d'examens, 50 informaticiens, 5 logiciels d'évaluation et 99% des épreuves à distance. Ces chiffres, qui illustrent le caractère inédit de cette session de juin, ne concernent que l'UCLouvain. Malgré certaines craintes avant le début des épreuves, on s'y félicite que moins d'1% des étudiants aient rencontré des problèmes techniques.

1%
d'étudiants
A l'UCLouvain, moins d'1% des étudiants ont rencontré des problèmes techniques depuis le début de la session d'examens de juin.

Du côté de l'Umons, où un nouveau serveur a été installé avant cette session pour gérer les 2.500 à 4.000 prestations d'examens quotidiennes, tout se déroule bien aussi. "Aujourd'hui, notre helpdesk a par exemple été sollicité par moins de 1% des étudiants", souligne son recteur Philippe Dubois. Sur le plan technique, ces deux universités sont formelles: à mi-parcours, c'est un succès.

À l'ULiège, le bilan est également globalement positif, bien qu'un bug informatique ait quelque peu perturbé la première journée des épreuves.

Malaise étudiant

Mais ceux qu'on évalue, comment vivent-ils cette session? D'après un sondage de l'Assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL), environ 30% des étudiants sont en décrochage et 85% seraient même dans un "état psychologique préoccupant". Pour l'AGL, pas de doute possible: les conditions dans lesquelles se tiennent ces examens expliquent ces résultats. Un constat que pose aussi la Fédération des étudiants francophones (FEF), qui évalue le taux de décrochage lié à la crise du coronavirus à 20% dans l'ensemble de l'enseignement supérieur.

"Sur la base de mes comptages, je n'observe pas plus d'abandons que les autres années."
Philippe Dubois
Recteur de l'UMons

Ces données étonnent les autorités louvanistes. "On ne dispose pas de chiffres précis, mais a priori nous n'avons pas constaté qu'un plus grand nombre d'étudiants renoncent à passer leurs examens, en comparaison avec une session 'classique' en présentiel. Par ailleurs, le service d'aide aux étudiants, qui apporte, entre autres, du soutien psychologique, n'a pas été sollicité outre mesure", explique la responsable presse de l'université, Isabelle Decoster. À Mons, Philippe Dubois tient un discours identique: "Sur la base de mes comptages, je n'observe pas plus d'abandons que les autres années."

Deuxième session

Alors qu'une deuxième vague de l'épidémie ne peut pas être exclue, les modalités des secondes sessions font débat. Prévues en août et début septembre, ces épreuves devraient, pour la plupart, être organisées à distance dans les universités, a-t-on appris à bonnes sources. Si les établissements en ont les capacités logistiques, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) encourage toutefois leur tenue en présentiel.

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