Albert II est le père biologique de Delphine Boël

©BELGA

Albert II a confirmé que les résultats ADN montraient qu'il était bel et bien le père biologique de Delphine Boël.

Les tests ADN imposés par la justice à Albert II montrent que l'ancien souverain est le père biologique de Delphine Boël. L'avocat d'Albert II, Me Alain Berenboom, a confirmé cette information à l'agence Belga. Il précise également qu'Albert II ne contestera plus en justice la paternité de l'artiste Delphine Boël, âgée aujourd'hui de 51 ans.

Delphine Boël tient à rappeler, dans ce moment important, avoir accepté pendant des années de vivre avec le secret de ses origines, et ce dans l'intérêt général.
Marc Uyttendaele
Avocat de Delphine Boël

"Delphine Boël a pris connaissance des résultats de l'expertise génétique qui démontrent qu'Albert II est bien son père biologique. Il s'agit d'une étape essentielle dans le long combat qu'elle mène depuis plusieurs années déjà pour que soit établie de manière indiscutable son identité réelle", a réagi Me Marc Uyttendaele, l'avocat de Delphine Boël.

"Delphine Boël tient à rappeler, dans ce moment important, avoir accepté pendant des années de vivre avec le secret de ses origines, et ce dans l'intérêt général", a poursuivi Me Uyttendaele. "Ceci n'a pas été sans souffrance. Jacques Boël ne l'a pas considérée comme sa fille. Il a simplement veillé à préserver les apparences pour éviter tout scandale. Albert II, quant à lui, l'a violemment rejetée lorsqu'il est apparu au grand jour qu'il était son père", a déclaré l'avocat de Delphine.

7 ans de procédures judiciaires 

Delphine Boël a toujours dit être la fille d'Albert II avec qui sa mère, Sybille de Selys Longchamps, a eu une liaison entre 1966 et 1984. C'est en 1999 que Delphine Boël a été présentée comme la fille illégitime d'Albert II par certains médias. Albert II a reconnu ensuite que son épouse, la reine Paola, et lui avaient traversé une crise conjugale dans les années '70. Mais il n'a jamais admis être le père biologique de Delphine Boël. 

C'est en 2013 que Delphine Boël a décidé de prendre le chemin de la justice pour prouver que son père biologique était Albert II.  Elle avait alors introduit une procédure en contestation de paternité de Jacques Boël, son père légal, en vue d'introduire ensuite une procédure en reconnaissance de paternité de l'ancien roi des Belges. Jacques Boël n'avait pas contesté cette action en désaveu de paternité. Il s'était livré à un test ADN qui avait révélé qu'il n'était effectivement pas le père biologique.   

En décembre dernier, la Cour de cassation avait prononcé en audience publique le rejet du pourvoi introduit par Albert II contre deux arrêts de la cour d'appel de Bruxelles, principalement celui du 25 octobre 2018 qui avait établi que Jacques Boël n'était pas le père légal de Delphine Boël et qui avait ordonné à l'ancien roi de se soumettre à un test ADN. 

Albert II, par la voix de ses avocats, s'est pourvu en cassation contre ces arrêts. La cour d'appel a cependant rendu un nouvel arrêt le 16 mai dernier qui enjoignait l'ancien roi à passer ce test à brève échéance, avec la garantie que les résultats ne seraient utilisés par la justice que dans le cas où la Cour de cassation avaliserait les précédents arrêts rendus et qu'une procédure en recherche de paternité soit ensuite entamée par Delphine Boël.

Albert II s'est soumis à ce test génétique le 28 mai dernier, ce qui permettait à Delphine Boël d'introduire une procédure en reconnaissance de paternité d'Albert II.  

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