Ali Houri , le prédicateur qui fâche la Flandre

Fons Duchateau, échevin anversois des Affaires sociales et de la Diversité. ©BELGA

La leçon du prédicateur Ali Houri, donnée fin octobre à la maison communale de Genk, crée la polémique. Faute d'assurance sur l'absence de toute matière religieuse dans son discours, les autorités anversoises mettent fin à la série de leçons prévues dans la ville.

Non aux prêches du prédicateur néerlandais Ali Houri à Anvers. L'échevin local des Affaires sociales et de la Diversité Fons Duchateau a justifié cette décision par le fait qu'aucune activité religieuse ne pouvait être organisée dans un bâtiment public.

Tout commence par la diffusion d'un reportage de l'émission néerlandaise "Nieuwsuur" début du mois. On y voit le prédicateur islamique donner une leçon à la maison communale de Genk. Invité par l'association "Al Qiblah-Het Kompas", l'homme met en garde les personnes présentes contre la musique. Il les exhorte également à ne pas se rendre dans des endroits où de l'alcool est vendu. Dans l'assistance, hommes et femmes étaient séparés.

Selon le quotidien "Het Belang van Limburg", le prédicateur s'était déjà distingué il y a quelque temps par un appel aux dons en faveur de Tarik Ibn Ali, religieux salafiste arrêté à la suite des attentats en Espagne et soupçonné d'incitation au terrorisme.

A la diffusion du reportage, la secrétaire d'État à l'Égalité des chances, Zuhal Demir (N-VA), avait déjà exprimé son indignation. "Des fous religieux sèment la haine, lèvent les gens les uns contre les autres et traitent les femmes comme des déchets. A la maison communale de Genk! Tolérons-nous cela?", a-t-elle lancé sur Twitter.

Le bourgmestre de Genk avait pour sa part demandé une enquête.

Ali Houri avait toutefois poursuivi ses leçons à travers la Flandre et notamment dans le centre communautaire anversois Den Tir, situé dans le quartier du Kiel. A l'issue de la diffusion du reportage, les autorités de la ville d'Anvers ont demandé des précisions sur ces leçons à Kiel. Il lui a été répondu que l'on y enseignait "l'histoire arabe".

L'administration avait par ailleurs explicitement prévenu les personnes concernées qu'aucune matière religieuse ne pouvait être abordée. Elle en avait reçu l'assurance. "Il semble à présent que les leçons portaient sur les actes du prophète Mahomet et comment ceux-ci peuvent être traduits dans la vie contemporaine", constate l'échevin Fons Duchateau, qui a donc décidé d'y mettre fin immédiatement.

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