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Attentats de Bruxelles: Salah Abdeslam et neuf autres inculpés renvoyés aux assises

Sebastien Courtoy, l'avocat de Smail Farisi, l'un des 10 inculpés dans le dossier des attentats du 22 mars 2016 qui sont renvoyés aux assises. ©Photo News

La chambre du conseil de Bruxelles a décidé de renvoyer aux assises dix des treize inculpés dans le dossier des attentats du 22 mars 2016, dont le Français Salah Abdeslam.

Près de cinq ans après le double attentat du 16 mars 2016, qui avait fait 32 morts et 340 blessés à l'aéroport de Bruxelles-National et dans le métro bruxellois, la chambre du conseil a décidé de renvoyer aux assises dix des treize inculpés. Parmi ces 10 inculpés, on trouve le Français, Salah Abdeslam. Les trois autres ont bénéficié d'un non-lieu.

2022
Le procès devant la cour d'assises ne devrait pas se tenir avant le deuxième semestre de 2022.

Pour rappel, le parquet fédéral avait requis le renvoi devant les assises de Salah Abdeslam, d'Oussama Atar, de Mohamed Abrini, de Sofien Ayari, d'Osama Krayem, d'Ali El Haddad Asufi, de Bilal El Makhoukhi et d'Hervé Bayingana Muhirwa et le renvoi en correctionnelle des frères Smail et Ibrahim Farisi. Mais la chambre du conseil ne l'a pas suivi et a décidé de renvoyer tous ces inculpés devant une même juridiction, la cour d'assises.

"Ce que voulait le procureur, c'était exfiltrer monsieur Farisi vers le tribunal correctionnel et la chambre du conseil a dit "non, on renvoie aux assises", a commenté à la sortie de l'audience mardi Sébastien Courtoy, conseil de Smail Farisi. "Le dernier mot reviendra à la chambre des mises en accusation, mais aujourd'hui, et nous ferons en sorte qu'il en demeure ainsi, monsieur Farisi ira en assises et là, tout le monde se rendra compte que cet homme est innocent".

Le seul lieu où il pourra en être acquitté, que tout le monde le voie et que tout le monde sache, c'est à la cour d'assises. C'est pour ça qu'en tant qu'avocat, je suis très heureux aujourd'hui.
Sébastien Courtoy
Avocat de Smail Farisi

"Pour lui, je suis particulièrement heureux qu'il puisse y aller parce qu'il souffre énormément d'être accolé à cette qualification infamante de terrorisme. Le seul lieu où il pourra en être acquitté, que tout le monde le voie et que tout le monde sache, c'est à la cour d'assises. C'est pour ça qu'en tant qu'avocat, je suis très heureux aujourd'hui", a ajouté Sébastien Courtoy. "Certes, il y a l'émotion du jury mais l'émotion n'aveugle pas le jury, elle ne va pas le porter à déclarer coupable quelqu'un dont on voit après une simple lecture des premières feuilles du dossier qu'il est innocent", a-t-il encore déclaré.

Questionné sur le fait qu'il n'avait pas formulé une autre demande pour son client que ce que le procureur réclamait, Sébastien Courtoy a répondu: "monsieur Farisi a d'abord demandé d'être renvoyé en correctionnelle et le lendemain, il m'a appelé en disant c'est une erreur, je le regrette, j'ai envie d'aller en assises. Et heureusement c'est ce que la chambre du conseil a décidé".

Non-lieu pour trois des inculpés

Le parquet fédéral avait, par ailleurs, requis le non-lieu pour Brahim Tabich, Youssef El Ajmi ainsi que F.C., qui a déjà été complètement mis hors de cause depuis plusieurs années. Sur ce point, la chambre du conseil l'a suivi et a donc prononcé le non-lieu pour les trois hommes.

Un seul procès aura lieu, devant les assises, à Bruxelles. Ce procès s'annonce long, entre six à neuf mois de débats, et ne devrait pas se tenir avant le deuxième semestre de 2022, après le procès des attentats à Paris de novembre 2015, qui commencera le 8 septembre 2021 pour une durée de sept mois. Environ 720 personnes se sont déjà constituées partie civile à ce stade de la procédure.

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