Au Maroc pour placer la Belgique en Afrique

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Avec quelque 450 participants et plus de 200 entreprises et organisations, c’est la plus importante mission économique jamais menée par la princesse Astrid qui s’achevait jeudi soir à Casablanca.

Le Maroc est en plein développement économique alors que ses échanges commerciaux avec la Belgique ne s’élèvent qu’à un milliard d’euros par an. À Casablanca, Rabat et Tanger, les investissements encouragés par le roi Mohammed VI depuis une quinzaine d’années se comptent en milliards d’euros et cette mission avait pour objectif de faire profiter la Belgique de l’essor économique du pays. Bilan: 21 contrats signés et de nombreux contacts noués.

21 contrats ont été signés et de nombreux contacts noués.

Pour l’heure, c’est surtout les grands groupes des secteurs de la construction, de la chimie, de l’aéronautique par exemple qui tirent leur épingle du jeu. Le Maroc investit lourdement dans ses ports, singulièrement celui de Tanger, et mise sur sa situation géographique qui la positionne comme porte d’entrée sur l’Afrique pour attirer des acteurs économiques étrangers.

Au terme de la mission, Didier Reynders (MR), ministre des Affaires étrangères, Pierre-Yves Jeholet (MR), ministre wallon de l’Economie, Geert Bourgeois (N-VA), ministre-président flamand et Cécile Jodogne (DéFI), secrétaire d’Etat bruxelloise au Commerce extérieur confirment des collaborations entre entreprises belges et marocaines pour prospecter ensemble les marchés africains.

Investissements lourds

À ce stade, ces perspectives sont plus ouvertes aux grands groupes déjà implantés qu’aux PME, alors que selon certains ressentis au sein de la délégation, le Maroc est aujourd’hui plus demandeur d’investissements lourds que d’ouvrir son marché aux produits et services européens. Pour faciliter la prospection en Afrique de l’ouest, la Région bruxelloise a annoncé l’ouverture d’un nouveau poste d’attaché économique à Dakar.

Cette semaine, un accent particulier a été mis sur l’entreprenariat féminin, porteur de croissance. "Un partenariat a été signé entre la fédération des entreprises marocaines et notre plateforme Women in business, précise Cécile Jodogne. On développe des échanges de bonnes pratiques. Les choses bougent au Maroc et l’idée est de développer un réseau profitable tant aux entrepreneuses belges que marocaines."

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