Bagarre de prétoire entre deux Couche-Tard

©Photo News

Une entreprise canadienne voudrait qu'un night shop de Virton cesse d'utiliser le même nom qu'elle. Le tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles a été saisi de l'affaire.

On voit passer de tout au tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles. Ce fut encore le cas ce mercredi matin devant la juge des cessations appelée à trancher le différend entre deux Couche-Tard. Littéralement, les deux entreprises affichant cette même enseigne.

D'un côté, le demandeur, un groupe canadien qui possède plus de 16.000 magasins répartis dans 25 pays dans le monde. La spécialité du groupe? Le dépannage... Rien à voir cependant avec un camion qui viendrait dépanner une voiture. Non, au Canada, les dépanneurs sont des petites boutiques mettant en vente des produits de première nécessité.

Un logo fort semblable

Et c'est exactement ce que fait également la boutique Couche-Tard, une sorte de night shop situé à Virton. Précisons d'emblée que le magasin de Virton n'a aucun lien avec la chaîne canadienne. En réalité, cette dernière, découvrant l'existence d'un magasin portant le même nom qu'elle et affichant un logo fort semblable au sien a mis le night shop belge en demeure de cesser d'utiliser son nom et son logo. Faute de réponse, le groupe canadien, défendu par Pierre-Yves Thoumsin (Prioux Culot), a cité le night shop de Virton en justice.

Le gérant du magasin belge s'est présenté ce mercredi à la barre, sans avocat. C'est devant la présidente que ce dernier a commencé à prendre conscience de la réalité de l'action en cours.

De l'autre côté de la barre, le Couche-Tard canadien, rappelant qu'il avait déposé la marque en 2019, veut que le Couche-Tard belge cesse de l'utiliser, malgré le fait que la boutique belge utilise cette marque depuis 2017. Affaire à suivre.

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