Boom des cours en ligne des unifs francophones

©Hollandse Hoogte / Phil Nijhuis

À côté des formations traditionnelles, toutes les universités, ou presque, de communauté française y vont de leur initiative. Tour d’horizon.

Nouvelle année académique en vue pour les étudiants du supérieur. L’heure sera à l’écoute attentive des cours donnés au sein des nombreux auditoires que compte la Communauté française. Mais pas que. En effet, les formations classiques cohabitent désormais avec les "MOOC’s" ("Massive Open Online Courses"), ces formations en ligne, accessibles à tous, depuis n’importe où. Nés aux USA, ils ont essaimé partout.

Au total, ils auront attiré plus de 950.000 inscriptions en cinq ans. Soit quatre fois et demie environ le nombre d’étudiants que compte l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, à en croire les chiffres de l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES).

UCL et ULB en tête

1 million
Les cours en ligne ("MOOC’s") des universités de Communauté française ont totalisé près d’un million d’inscrits en cinq ans d’existence.

Dans le trio de tête des universités en vogue, l’on retrouve l’UCL, avec 565.000 inscriptions depuis ses débuts en 2014, suivie de l’ULB, à 260.000 en cinq ans, puis l’ULiège, avec ses plus de 100.000 inscriptions sur bientôt de trois ans – l’UMons en totalise, elle, 28.000 pour l’heure. L’université néo-louvaniste mobilise quelque 70 professeurs et assistants pour faire vivre un catalogue de 30 cours (dont 10 en anglais) – quand l’ULB en propose 10 (dont 3 en anglais) –, avec une production de quatre nouvelles formations par an, nous indique Françoise Docq, chef des projets MOOCs à l’UCL.

De son côté, la Cité ardente entend rattraper son retard. De 12 formations proposées, le catalogue de l’ULg passera à 21 en 2020. Les MOOC’s permettent d’"accroître la visibilité internationale de l’université, de contribuer à l’accès universel au savoir, de générer de nouveaux profits (dans le cadre de cours avec certification payante, NDLR), d’étudier des comportements d’apprentissage au sein de grands ensembles de données, ou encore de favoriser le développement de nouvelles pratiques pédagogiques du personnel", résume Dominique Verpoorten, responsable académique de la cellule eCampus de l’ULiège.

Namur embarque, Saint-Louis se tâte

Autant d’avantages qui pousseront l’Université de Namur à se lancer dès février. Sa première initiative? "Viser la réussite, devenir un super étudiant." Tout un programme, de coaching à la méthode de travail, qui mobilise une équipe d’une dizaine de personnes.

Seule l’Université Saint-Louis se tâte encore à ce stade. Car, si "ce ne sont pas les idées qui manquent, nous voulons éviter les maladies de jeunesse rencontrées ailleurs, confie Sébastien Van Drooghenbroeck, vice-recteur à l’Enseignement. Il y a eu un grand élan des universités belges pour les MOOC’s. Nous voudrions nous lancer en connaissance de cause."

Il s’agit notamment de voir quelles matières aborder par le MOOC et comment en assurer le suivi après l’avoir mis sur pied – d’autant que, bien souvent, les professeurs n’ont pas de décharge de cours classiques pour monter ces projets.

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