Bouchez favori pour prendre les rênes du MR

Georges-Louis Bouchez ©Photo News

La campagne pour l'élection du nouveau président du MR va connaître son dénouement ce mardi. Et c'est Georges-Louis Bouchez qui tient la corde.

Après une intense période de campagne, la journée de ce mardi s’annonce cruciale pour les libéraux, qui se choisissent un nouveau président. Les votes des militants, envoyés par voie postale du 21 au 23 octobre, seront dépouillés à compter du début d’après-midi, pour une annonce officielle des résultats attendue pour 18h, nous dit-on.

Deux options sont sur la table: soit un candidat remporte la majorité des suffrages et on en reste là, soit un second tour doit être organisé, dépouillement le 29 novembre à la clé.

"Ma candidature est le fruit d’une longue réflexion sur ce dont le MR a besoin."

À ce stade, l’on peut d’ores et déjà souligner qu’un candidat semble tenir la corde, en la personne de Georges-Louis Bouchez. Âgé de 33 ans seulement, le Hennuyer a reçu les soutiens de nombreux poids lourds ces dernières semaines. Jean-Luc Crucke, Daniel Bacquelaine, Sophie Wilmès, Jacqueline Galant ou encore David Clarinval ont publiquement donné leur blanc-seing – ce qui n’a pas manqué de froisser du côté des autres candidats, parmi lesquels l’on retrouve la première échevine à la Ville de Liège Christine Defraigne, le ministre fédéral hennuyer des Classes moyennes Denis Ducarme – que certains militants, plus âgés, pourraient choisir en partie pour son nom –, le député fédéral et bourgmestre de Crisnée (province de Liège) Philippe Goffin, ainsi que la députée bruxelloise Clémentine Barzin.

Au total, près de 60% des ministres et députés sont derrière le candidat, écrivait Le Soir il y a peu. Bref, de quoi donner à l’homme un important coup de pouce dans une élection qui l’est tout autant. Et pour cause, le processus est censé redonner une tête à un parti qui vient de perdre, en quelques mois à peine, et Didier Reynders, et Olivier Chastel, et Charles Michel, partis tous trois vers les cénacles européens. Certains pointent plutôt l’idée qu’il s’agirait de trouver quelqu’un pour tenir la boutique d’ici au retour du Premier sortant, en partance pour le Conseil européen où il pourra rester maximum cinq ans. Quand d’autres, comme Olivier Maingain, y vont d’une attaque frontale, demandant à Charles Michel d’"arrêter de tirer les ficelles en Belgique", avec un poulain à la présidence du parti et un autre au "16".

Georges-Louis Bouchez défend sa participation au processus électoral: "Cette candidature est le fruit d’une longue réflexion sur ce dont le Mouvement a besoin". À voir si le message sera entendu.

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