C'est décidé, je me lance un nouveau défi professionnel

©PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Janvier, c’est le mois des bonnes résolutions. Oui, mais comment les concrétiser vraiment? Comment faire pour qu’elles ne restent pas des vœux pieux? L’Echo vous sert de guide…

Metro, boulot, dodo. Les jours se suivent et se ressemblent tous. Ou presque. Hormis l’actualité qui, elle, ne cesse de bousculer les habitudes, j’ai l’impression parfois de tourner en rond. Mes dossiers, je les connais. Je ne vibre plus.

Bref, dès ce mois de janvier 2018, ce serait peut-être bien de rebooster la machine. Pour ça, j’ai plein de possibilités. Je pourrais changer de dossier, ou changer de job, carrément. Bref, me lancer un nouveau défi professionnel. Allez, y a plus qu’à.

Y a plus qu’à, oui. Mais comment faire?

Frank Vander Sijpe est directeur du service d’étude de Securex. Et donc spécialiste du marché du travail. Il m’explique un premier principe de base. "Dépasser le sentiment que le seul objet du travail, c’est d’avoir un salaire." Si on pense comme ça, on ne tient pas le coup, et on a de forte chance de finir déprimé, ou en burn out. Il faut travailler sur ses forces. Et donc, lorsqu’on tourne en rond dans son job, l’idée de se fixer comme bonne résolution de changer, ou évoluer, est la meilleure chose à faire. Je suis dans le bon.

"Il faut aussi accepter que dans son nouveau job, il y aura environ 20% de tâches qu’on n’aimera pas faire."
frank vander sijpe
directeur du service d’études de securex

"Il faut faire son bilan de compétences", explique encore le spécialiste RH. C’est la base, le b.a-ba que vous enseigneront tous les coachs en réorientation professionnelle. "Il faut prendre son sort en main, sans attendre que l’entreprise le fasse pour vous", dit-il. En effet, les conséquences peuvent être dramatiques si on ne réagit pas soi-même à temps. Changement de poste qui ne vous conviendra pas nécessairement, voire licenciement… "Il faut se poser la question de savoir ce qu’on veut encore faire, qu’est-ce qui vous intéresse, où sont vos atouts. Et croiser les deux pour trouver ce qu’il en sort."

Refaire son CV constitue, pour cela, une première étape, qui permet aussi de se positionner et démarrer sa réflexion personnelle sur ses atouts et ses compétences.

Une fois le bilan fait, on pourra alors voir en interne, ou en externe, ce qui pourra nous convenir. "Il ne faut pas choisir quelque chose qui ne répondra qu’à 50% à vos attentes, ça ne servira à rien, vous retomberez en burn out ou en maladie, insiste Frank Vander Sijpe. Mais il faut aussi accepter que dans son nouveau job, il y aura environ 20% de tâches qu’on n’aimera pas faire." Bref, le job idéal n’existe pas…

Si on ne trouve pas de solution pour soi en interne, il faut alors, organiser sa recherche d’emploi. Activer son réseau professionnel, faire valoir ses acquis professionnels et son expérience, et postuler.

Dans certains cas, le bilan de compétence pourra mener au constat radical qu’il faut complètement changer de vie. Laisser tomber son boulot de secrétaire de direction pour devenir pédicure, ou prof, pourquoi pas? Les hautes écoles et universités proposent des formations en alternance, ou en horaire décalé, qui permettent de maintenir une activité professionnelle tout en étudiant. À condition de tenir le rythme…

L’autre solution, radicale celle-là, est de démissionner pour reprendre des études à plein-temps. Financièrement, il faut tenir le coup. D’une part, car le fait de démissionner ne vous ouvrira pas immédiatement la porte aux allocations de chômage. D’autre part, car pour être dispensé de retrouver un emploi pour cause de reprise d’étude, il faut avoir déjà bénéficié d’allocations de chômage pendant… un an. Sauf si vous choisissez de vous former dans un métier qui est déclaré officiellement en pénurie.

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