"C'est l'heure du cdH", estime son nouveau président, Maxime Prévot

Maxime Prévot a recueilli 85% des voix du millier de militants humanistes qui ont voté. ©BELGA

Le scénario était écrit. Il a été confirmé ce samedi par 85% des votants. Maxime Prévot est le nouveau président du cdH.

C'est une nouvelle date clé dans l’histoire du cdH. Ce samedi 26 janvier 2019, plus d'un millier de militants humanistes réunis à Louvain-la-Neuve se sont choisi un nouveau président. Il s'agissait non seulement de remplacer le président démissionnaire, Benoît Lutgen – qui a choisi de s’effacer à quelques mois des élections – mais également d'ouvrir une nouvelle ère sans doute bien nécessaire.


Cinq candidats s'affrontaient, mais le bourgmestre de Namur, quasiment adoubé par Benoît Lutgen, partait grandissime favori. Il a remporté 85% des suffrages, ne laissant aucune chance à ceux qui se présentaient face à lui: François-Xavier Blanpain, Arthur Defoi, Bashiri Lawal et Jan Lippens.

"L'environnement doit irriguer systématiquement l'action de notre parti"
Maxime Prévot
Président du cdH

Du pain sur la planche

L’ex-PSC n’a pu vraiment endiguer un déclin électoral structurel ces dernières années. À l’évidence, le vent forcément nouveau soufflé par ce changement de présidence va remobiliser le parti pour la campagne électorale qui débute. Sous Lutgen, le cdH a renforcé son leadership en Luxembourg et à Namur mais a perdu des plumes dans la capitale. Entre 2014 et 2017, le parti a aussi gagné en membres, avec plus de 1.700 adhésions en plus pour un total de 17.761, selon la présidence sortante.
Plusieurs grands chantiers attendent Maxime Prévot:
  • Reconquérir Bruxelles

  • Restaurer la confiance avec les autres partis

  • Construire un message identifiable

  • Une communication plus efficace

Notre analyse | Les challenges stratégiques du nouveau patron du cdH

De la campagne à la ville

"C'est plus que jamais l'heure du cdH", a-t-il assuré ce samedi, appelant les militants et mandataires à faire preuve d'"audace". "Le cdH a connu des périodes plus fastes. Mais nous savons que le cdH est une force, encore et toujours. Les dernières élections locales l'ont montré à bien des endroits, nous consolidant comme troisième force politique francophone.

Dans un discours aux accents programmatiques, le nouveau patron des démocrates humanistes a passé en revue ses priorités: l'emploi, la santé, la sécurité, la réforme fiscale ou encore l'environnement.

la veille d' une nouvelle manifestation pour le climat, il a d'ailleurs dit toute l'importance de cette dernière préoccupation: "L'environnement doit irriguer systématiquement l'action de notre parti". Les fondamentaux ne sont pas oubliés: "Le cdH ne cautionnera aucune réforme qui blesserait les intérêts du secteur non-marchand", a averti M. Prévot.
Le président sortant, Benoît Lutgen, avait résolument positionné le cdH comme le parti de la ruralité. Le maïeur de la capitale wallonne n'oublie pas cette dimension mais il ajoute: "le rôle des villes doit aussi être réhabilité et renforcé".

"La mouche tsé-tsé de la N-VA"

À l'heure où des revendications institutionnelles sont à nouveau exprimées, le nouveau président entend, lui, se concentrer sur les questions sociales, environnementales et économiques. "Le cdH sera la mouche tsé-tsé de la N-VA. Nous endormirons ses volontés séparatistes et redresserons la situation socio-économique de la Wallonie et de Bruxelles pour définitivement tuer ses aspirations autonomistes".

Céline Fremault devient pour sa part vice-présidente du parti pour Bruxelles.

Reconquérir Bruxelles

Restaurer la confiance avec les autres partis

Construire un message identifiable

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