Christine Defraigne, candidate à la présidence du MR

Chistine Defraigne défend un libéralisme social. ©Dieter Telemans

L'ex-présidente du Sénat Christine Defraigne va se présenter à l'élection pour la présidence au MR. Cela porte à quatre le nombre de candidats.

Les candidats à la présidence du MR ont jusqu’à ce vendredi 11 octobre à 16h pour se déclarer. Il y en avait trois jusqu'à présent: les deux Hennuyers Denis Ducarme et Georges-Louis Bouchez, ainsi que le Liégeois Philippe Goffin. Ils sont désormais quatre, Christine Defraigne étant venue s'ajouter à eux. 

L'ex-présidente du Sénat et première échevine de Liège a déjà fait parler d'elle dans ce contexte. Elle plaide depuis longtemps pour un repositionnement plus "social" du parti bleu et sa candidature est donc logique. 

Frange progressiste

"Je n'ai pas l'intention de perdre", dit-elle dans La Libre Belgique. "Je représente, avec un certain nombre de personnes, une frange du MR qui se veut ouverte sur le monde, progressiste, à l'écoute de la société, un libéralisme inclusif, un libéralisme qui fait le choix de la modernité", déclare-t-elle. "Je veux rendre la parole aux militants", poursuit-elle dans le quotidien. "Ils ne sont pas là que pour lever un petit carton bleu aux grand-messes du parti. Ils sont là pour décider et faire valoir leur point de vue sur les grands choix politiques."

La Liégeoise propose l'idée du référendum sur certains sujets politiques au sein du parti. Christine Defraigne affirme par ailleurs ne pas vouloir une "société de repli identitaire": "Le MR a parfois été trop dans l'affrontement avec les corps intermédiaires - les syndicats, notamment -, trop clivant. Nous devons être beaucoup plus à l'écoute de l'évolution sociologique. Notamment les villes et leur multiculturalisme."

Elle admet la défaite de son parti dans les villes et souligne que les centres urbains ont besoin "des circuits, du bio et du durable".

Recevabilité

Sa candidature doit encore être validée le 14 octobre par le parti, car elle ne remplit pas toutes les conditions prévues par les statuts obsolètes. Pour rappel, dans un courrier de l'échevine liégeoise adressé à son parti et qui avait "fuité" sur Twitter, elle s'inquiétait récemment que son éventuelle candidature ne soit pas recevable. Une règle voudrait que seuls les membres du Comité général du parti puissent faire acte de candidature.

Le parti avait quelque peu rassuré: Richard Miller et François-Xavier de Donnéa, qui président respectivement le Bureau électoral et le conseil de conciliation et d'arbitrage du parti avaient affirmé qu'"aucune candidature n'est rejetée a priori. Toute ambiguïté sera analysée par le Conseil du Mouvement Réformateur qui se réunira le lundi 14 octobre avec pour mission de statuer à la majorité simple sur la recevabilité de chacune des candidatures".

Vers un 2e tour?

Cela porte donc à au moins quatre le nombre de postulants à la succession de Charles Michel. Plus il y a de candidats, plus les possibilités de voir un deuxième tour dans cette élection augmentent. En effet, le vainqueur doit remporter la majorité absolue des voix. Or, plus il y a de candidats, moins il y a donc de chance que l'un d'eux recueille plus de la moitié des suffrages. Si aucun ne dépasse les 50%, les deux premiers seront départagés dans les 30 jours par un deuxième tour.

Plusieurs autres personnalités ont aussi été évoquées comme potentiellement candidates, mais ne se sont pas encore prononcées officiellement. Rappelons que Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions, a, lui, renoncé à se présenter, préférant soutenir la candidature de Georges-Louis Bouchez.

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