Coronavirus: Bruxelles recense un tiers des nouvelles hospitalisations

Les tests dépistent en moyenne 580 nouveaux cas de Covid par jour. ©Photo News

Le nombre de nouvelles infections augmente encore, mais la progression du virus ralentit, avec une moyenne de 580 nouveaux cas quotidiens.

Sciensano annonce 580,1 tests positifs au Covid-19 par jour entre le 31 juillet et le 6 août. Il s'agit d'une hausse de 16% en une semaine. La progression du virus semble donc ralentir. La Belgique a détecté, depuis le début de l'épidémie, 74.152 contaminations, soit 751 de plus que dimanche. On dénombre 65,9 nouvelles contaminations détectées pour 100.000 habitants, contre 63,3 dimanche.

Le nombre de ces nouvelles infections s'affiche en hausse constante depuis plusieurs semaines, mais la progression du virus semble quelque peu ralentir sur l'ensemble du territoire. On note une légère diminution du nombre de nouveaux cas dans la ville d'Anvers, cela signifie donc que si on continue à respecter les mesures de sécurité, on s'écarte d'une éventuelle deuxième vague. Les mesures plus strictes ayant été mises en place depuis deux semaines maintenant, les prochains jours devraient montrer nos efforts communs, et voir donc les courbes du virus progressivement baisser.

La Région de Bruxelles-Capitale et la province de Liège recensent cependant le plus grand nombre de nouveaux cas. Ces deux zones ont enregistré environ 500 nouveaux cas la semaine dernière.

La Région de Bruxelles-Capitale proche du seuil d'alerte

9.872 patients (+2) sont décédés du Covid en Belgique. Entre le 31 juillet et le 6 août, 3,4 décès ont été enregistrés par jour en moyenne (+33%). Dimanche, 285 lits d'hôpital étaient occupés par des patients atteints du Covid-19, soit quatre de plus que la veille. Les soins intensifs accueillaient 69 malades, dont 34 nécessitaient une assistance respiratoire. La semaine dernière, les hôpitaux ont admis 27 patients en moyenne chaque jour, un indicateur stable. Un tiers des nouvelles hospitalisations ont lieu en Région de Bruxelles-Capitale.

Sur la période du 31 juillet au 6 août, soit la dernière semaine de chiffres consolidés dont dispose Sciensano, les nouveaux cas étaient de 42,9 par 100.000 habitants en Région bruxelloise. Ces chiffres continuent d'augmenter, mais le gouvernement ne va pas, pour le moment, changer de ligne directrice. Comme la Région et les bourgmestres l'ont décidé la semaine dernière, le port du masque généralisé ne sera rendu obligatoire qu'au-delà des 50 cas/100.000 habitants sur une semaine.

"On ne prend pas encore de mesures préventives supplémentaires. Nous espérons bien sûr ne pas dépasser les 50, mais dès que c'est le cas nous communiquerons et préciserons l'obligation. Entre-temps, nous tenons chaque matin une concertation sur les nouveaux chiffres", indique toutefois lundi Nancy Ngoma, porte-parole du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort. Plusieurs communes dépassent déjà ce seuil de 50 imaginé par Bruxelles: Anderlecht (74), Schaerbeek (55), Jette (55), Bruxelles-Ville (53), Berchem-Sainte-Agathe (52), Ganshoren (52) et Saint-Gilles (50).

Le frottis nasopharyngé

De plus en plus de personnes se font tester contre le virus, il existe deux types de test. Le premier est le frottis nasopharyngé, il s'agit d'un test PCR pour détecter la présence du matériel génétique du virus. On obtient un résultat positif ou négatif. Le résultat positif confirme l'infection dans la plupart des cas. On peut alors être porteur du virus et donc contaminer d'autres personnes, que l'on ait des symptômes ou non. Il faut dès lors se mettre en isolement.

Dans certains cas, on peut être positif mais sans être contagieux. Il faut dans ce cas-là en parler avec son médecin. On peut également ne pas avoir de symptômes au moment du test et rester asymptomatique, ou présenter des symptômes dans les jours qui suivent.

Attention, si ce test est réalisé après avoir eu un contact avec une personne positive ou après le retour d'une zone rouge ou orange et qu'il est négatif, un seul test n'est pas suffisant pour dire que l'on est pas infecté. Il y a une période de plusieurs jours pendant laquelle le virus n'est pas détectable par les tests. Cette période est généralement de 4 à 6 jours mais peut s'étendre à 14 jours. On peut donc parfois faire un nouveau frottis au 9e ou 10e jour apres le contact risqué. Même si le premier test est négatif, on doit quand même observer une période de quarantaine.

Le test sérologique

On prélève ici du sang pour détecter la présence d'anticorps contre le virus, montrant que l'on a eu une infection. Ce test ne précise cependant pas quand l'infection a eu lieu. Certains qui ont eu une infection (détectée par un test PCR) peuvent ne pas avoir d'anticorps, surtout s'ils n'ont pas eu de symptômes ou si ceux-ci ont été peu importants. Ces anticorps ne dispensent pas non plus des mesures de protection, puisque l'on peut être porteur du virus et continuer à être contagieux.

Comment supporter le masque en période de canicule?

Avec la chaleur, la concentration d'ozone est très élevée. Les autorités fédérales et régionales se sont réunies ce week-end pour activer la phase d'alerte du plan de chaleur et de pic d'ozone pour la première fois. Ils ont pu fixer de nouvelles mesures communes en tenant compte de la présence du Covid-19, car la vague de chaleur ne met pas l'épidémie sur "pause". Il faut par exemple continuer à porter son masque, qui peut être vite désagréable avec la canicule. Voici quelques recommandations pour le supporter:

Il faut éviter de se rendre dans des zones où le port du masque est demandé. Si on s'y rend, il vaut mieux préférer les masques en tissu léger ou les masques chirurgicaux en papier, ils disposent d'une meilleure ventilation. Mouiller son masque est une fausse bonne idée car cela favorise le développement de germes et diminue la capacité filtrante du masque. Si l'on transpire beaucoup, il faut également changer son masque, surtout si l'on doit le garder toute la journée. Enfin, si la zone où l'on se trouve impose le masque, mais que c'est vraiment impossible de le porter avec la chaleur, il vaut mieux s'éloigner pour se rendre dans une zone où il y a moins de monde afin de retirer son masque et souffler un peu.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés