Courbe rentrante de la Flandre à la COP25, qui accepte un texte pour l'ambition

©BELGA

Il aura fallu lever une méprise et ajouter une touche symbolique pour que la Flandre donne enfin son feu vert. Dans la dernière ligne droite des négociations, Zuhal Demir a accepté samedi que la Belgique signe un appel à l’ambition pour l’encadrement des marchés carbone.

Alors que la ministre flamande de l’Énergie Zuhal Demir avait quitté la conférence de Madrid, vendredi, en refusant que la Belgique s’associe à un appel à l’ambition, son collègue bruxellois a annoncé samedi midi qu’un accord avait finalement été trouvé.

Le texte, proposé par le Costa Rica, est un appel à ce que l’encadrement des marchés carbone, au cœur de la négociation de la COP25 , soit "intègre" et suffisamment solide pour éviter les doubles comptages de réduction de gaz à effet de serre –empêcher en somme que le système ne s’avère inefficace, voire contre-productif.

Alors que les ministres du fédéral, de la Wallonie et de Bruxelles soutenaient le texte, leur collègue flamande avait quitté la conférence, vendredi, en refusant d’y joindre la signature flamande. Elle empêchait ainsi l’État belge d’ajouter sa voix au concert des nations ambitieuses.

Pourquoi ce changement?

Si la Flandre a changé d’avis, samedi, c’est pour deux raisons, nous revient-il: une incompréhension et une précision.

Si elle a changé d’avis, samedi, c’est pour deux raisons, nous revient-il : une incompréhension et une précision.

> La Flandre était dérangée par le fait que le texte demande "le niveau d’ambition le plus élevé possible", et aurait souhaité faire modifier cette tournure. C’était mal comprendre la portée de la requête: la phrase figure noir sur blanc dans l’Accord de Paris, accepté par toutes les parties…

> La précision, à présent. Au bas du texte, les pays signataires ont la possibilité d’ajouter une phrase pour préciser leur état d’esprit. Le ministre Maron ajoute donc une phrase qui souligne la nécessité d’avoir des règles qui permettent de " faciliter des règles du jeu équitables au niveau mondial et qui apportent un signal de confiance à tous les acteurs du marché ". Une manière de faire passer le message que les futurs marchés carbone ne doivent pas désavantager les entreprises européennes par rapport à celles des pays moins avancés.

À Madrid, le ministre bruxellois Alain Maron continue de représenter la Belgique, alors que les négociations se prolongeaient dans un climat tendu.

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