Publicité

Course contre la montre pour rouvrir les écoles sinistrées

Á Pepinster, les écoles n'ont pas échappé aux inondations de la mi-juillet. ©Photo News

À trois semaines de la rentrée scolaire, les équipes des écoles touchées par les inondations s'échinent afin de pouvoir accueillir leurs élèves début septembre.

C'est une véritable course contre-la-montre qui s'est engagée dans les écoles sinistrées. Si toutes caressent l'espoir de rouvrir leurs portes le 1er septembre, certaines devront probablement reporter la reprise ou opter pour des solutions alternatives. On fait le point.

Sans surprise, c'est en province de Liège que les dégâts aux infrastructures scolaires sont les plus importants. Selon le gouverneur Hervé Jamar, quarante établissements ne sont pas encore certains de pouvoir relancer leurs activités d'ici trois semaines, même si "tout sera mis en œuvre" pour le permettre.

40
Écoles
En province de Liège, 40 écoles ne pourront peut-être pas ouvrir leurs portes à la rentrée.

Dans les provinces du Hainaut, de Namur, du Luxembourg et du Brabant wallon ainsi qu'en Région bruxelloise, les dégâts ont, en revanche, été beaucoup plus limités, à quelques exceptions près.

Expertises toujours en cours

Du côté du Segec, la fédération des pouvoirs organisateurs de l'enseignement libre, on reconnaît que la situation reste particulièrement préoccupante dans certaines écoles. "Quelques destructions-reconstructions de bâtiments, en tout ou en partie, ne sont pas à exclure, même si ce sera en nombre limité",  précise son porte-parole Christian Carpentier.

"Quelques destructions-reconstructions de bâtiments, en tout ou en partie, ne sont pas à exclure."
Christian Carpentier
Porte-parole du Segec

Comme les expertises et les contacts avec les assureurs sont en cours, obtenir une estimation chiffrée fiable des sinistres reste prématuré, insistent nos interlocuteurs. D'autant plus que les dégâts relevés sont très variés: bâtiments touchés à des degrés divers, matériel inutilisable, mobilier détruit, documents administratifs disparus, raccordements électriques ou en eau défaillants...

En théorie, les assurances devraient prendre en charge l'essentiel des frais associés aux inondations de la mi-juillet.

Cinq millions pour les écoles sinistrées

Le hic, c'est que tous les assureurs croulent actuellement sous les dossiers. Dans ce contexte, certaines indemnisations ou des préfinancements pourraient tarder à arriver à bon port. Or ces derniers sont parfois indispensables afin de permettre à certaines écoles d'entreprendre les travaux de rénovation urgents, ou encore de prendre des dispositions particulières pour la rentrée.

5
millions d'euros
La Fédération Wallonie-Bruxelles a débloqué une enveloppe de cinq millions d'euros pour aider les écoles sinistrées. Il s'agira d'une avance que les établissements devront rembourser après avoir été indemnisés.

Consciente de cet écueil, la Fédération Wallonie-Bruxelles a débloqué la semaine dernière une première enveloppe de cinq millions d'euros. Il s'agira d'avance que les établissements devront rembourser après avoir été indemnisés.

Alors que les écoles peuvent se signaler depuis une semaine pour bénéficier de cette aide, on ne se bouscule visiblement pas encore au portillon, nous explique-t-on à l'administration des Infrastructures scolaires. "Ce n'est pas anormal. Il faut laisser un peu de temps aux communes et aux pouvoirs organisateurs pour se retourner et préciser leurs besoins", y indique-t-on, tout en rappelant que les demandes pourront être introduites jusqu'à fin octobre.

Des cours à distance?

Même si ces avances et les indemnisations arrivent rapidement, des écoles devront probablement renoncer à rouvrir en septembre dans leurs locaux actuels. "Dans certains cas, une solution pourra être d'installer des classes provisoires de type préfabriqué. Dans d'autres, des locaux devront pouvoir être loués en dehors du site actuel", explique-t-on au Segec, où l'on prône aussi des accords entre écoles pour des échanges ou des prêts de matériel.

En plus des solutions précitées, le Segec demande à la ministre de l'Éducation, Caroline Désir, d'autoriser une part d'enseignement à distance pour les établissements qui ne seraient pas en mesure d'organiser l'ensemble de leurs cours "en présentiel" dès la rentrée.

Le résumé

  • En province de Liège, 40 écoles ne sont pas certaines de rouvrir le 1er septembre.
  • Les expertises des dégâts sont en cours, mais les indemnisations risquent parfois de se faire attendre.
  • La Fédération Wallonie-Bruxelles a débloqué cinq millions d'euros d'avances pour les écoles sinistrées.
  • Certains établissements reprendront probablement les cours dans des préfabriqués ou d'autres locaux à la rentrée.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés