De 45.000 à 70.000 manifestants ont envahi Bruxelles

La manifestation nationale en front commun syndical est un succès, selon les syndicats. Elle l'est moins pour les usagers des transports en commun, qui ont été fortement perturbés.
  • La manif d'aujourd'hui en résumé

    • Entre 45.000 (selon la police) et 70.000 manifestants (selon les syndicats) ont pris part ce jeudi à la 4e manifestation nationale interprofessionnelle de cette législature. Les syndicats espéraient toutefois réunir 80.000 personnes, selon nos sources.
    • Le cortège a démarré à la gare du nord au son des pétards et des sifflets et s'est dispersé dans le calme à la gare du Midi vers 14h30 après avoir traversé le centre-ville.
    • Qu'ils soient enseignants, cheminots, femmes de ménage ou sans emploi, ils sont venus exprimer leur désaccord envers les mesures prises et envisagées par le gouvernement Michel. La réforme du temps de travail, portée par le ministre Kris Peeters, les soins de santé, l'avenir des jeunes, la pension, le pouvoir d'achat faisaient partie de leurs revendications. L'actualité sociale a également mobilisé, avec des travailleurs de Caterpillar, CP Bourg ou encore Axa venus exprimer leur colère quant à la fermeture ou à la restructuration de leur entreprise.
    • Les bureaux du Parti socialiste, situés boulevard de l'Empereur, ont été recouverts de graffitis et la fenêtre d'un bureau de bpost a été brisée boulevard Anspach en marge de la manifestation, a confirmé la porte-parole de la police de Bruxelles Capitale Ixelles. Mais aucune confrontation n'a opposé des fauteurs de troubles et la police, contrairement à ce qu'affirment plusieurs médias. "Les auteurs des dégradations n'ont par ailleurs rien à voir avec la manifestation. Il s'agit d'un groupe d'une centaine de personnes qui s'étaient mélangées à la foule", selon la police.
    • Des élus des partis d'opposition PS, sp.a, PTB ou encore Ecolo étaient présents dans les rues de Bruxelles à l'occasion de la manifestation. 
    • La Stib a été fortement perturbée. Seules 9 lignes de bus sur 50 étaient exploitées, ainsi que quelques lignes de tram. Les lignes 1 et 5 du métro ont été interrompues. Les autres n'étaient pas en fonction et les stations étaient fermées.
  • La manifestation se termine dans le calme devant la gare du Midi

    Les manifestants sont peu à peu arrivés à la gare du Midi où ils se dispersent dans le calme depuis 13h00. Seuls quelques pétards se font encore entendre.

    La quatrième manifestation interprofessionnelle en deux ans de Suédoise a attiré entre 45.000 (selon la police) et 70.000 personnes (selon les syndicats).

    Qu'ils soient enseignants, cheminots, femmes de ménage ou sans emploi, ils sont venus exprimer leur désaccord envers les mesures prises et envisagées par le gouvernement Michel.

    La réforme du temps de travail, portée par le ministre Kris Peeters, les soins de santé, l'avenir des jeunes, la pension, le pouvoir d'achat faisaient partie de leurs revendications. L'actualité sociale a également mobilisé, avec des travailleurs de Caterpillar, CP Bourg ou encore Axa venus exprimer leur colère quant à la fermeture ou à la restructuration de leur entreprise.

    La coalition gouvernementale tient jusqu'à présent ses positions, ce qui ne démotive pas pour autant les militants. "Nous défendons une autre vision de la société", explique Martine Ugolini, présidente fédérale de la CGSP Admi ALR-LRB.

  • Minimum syndical à la Stib, la ligne 5 reprend

    La circulation reste fortement perturbée sur le réseau Stib en raison de la manifestation. Abandonnée en matinée, la ligne du 5 du métro vient toutefois d'être remise en service.

    Seules 9 lignes de bus sur 50 sont exploitées, à savoir les lignes 15, 21, 29, 34, 46, 71, 78, 87 et 95. Une navette bus roule également entre Simonis et De Brouckère (via Rogier). En ce qui concerne les trams, la circulation est assurée sur les lignes 3, 4, 7, 51, 82, 92 et 94.

    La ligne 1 du métro circule entre Stockel et Gare de l'Ouest, mais à une fréquence d'un métro toutes les 10 minutes environ. Les stations de métro Hôtel des Monnaies, Porte de Hal et Clemenceau sont par ailleurs fermées sur ordre de police.

    Les stations des lignes 2 et 6 sont fermées.

  • 45.000 manifestants selon la police, 70.000 selon les syndicats

    Selon la police, quelque 45.000 personnes prendraient part à cette manifestation nationale interprofessionnelle, la quatrième de cette législature, alors que les syndicats parlent, eux, de 70.000 participants.

    Les leaders syndicaux se sont exprimés à proximité de la Tour des Finances et la police de Bruxelles a fait fermer de nombreuses rues.

  • "Le gouvernement ne nous aura pas!"

    Le syndicat libéral CGSLB organise, lors de la manifestation nationale contre les mesures du gouvernement Michel, une animation pour affirmer que "le gouvernement ne nous aura pas". Un militant, déguisé en Charles Michel, lance d'énormes balles Pokémon depuis les marches de l'Albertine, près de la gare Centrale, en direction de deux travailleurs déguisés en Pikachu.

    "Les travailleurs et allocataires sociaux ne sont pas des créatures virtuelles que l'on peut chasser, pendant que les employeurs et les détenteurs de grandes fortunes ne sont quasiment pas embêtés", tel est le message que souhaite faire passer le syndicat avec son animation en place jusqu'à la fin de la manifestation.

    "Nous voulons montrer au gouvernement qu'il ne nous aura pas. Nous évitons les Pokéballs (balles utilisées dans le jeu Pokémon), nous résistons", explique Tomas Vanbiervliet de la CGSLB.

    "Nous ne nous laisserons plus berner par des promesses trompeuses et des belles paroles", affirme le syndicat qui dresse un bilan négatif de la Suédoise. Le salaire net a "peut-être augmenté mais le montant des factures s'alourdit". Il accuse également le gouvernement Michel d'ignorer les propositions des syndicats tout en prétendant respecter la concertation sociale.

  • "Il faut agir autrement en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat"

    ©Photo News

    "Il faut agir autrement en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat", a fait valoir Mario Coppens, président du syndicat libéral CGSLB.

    "La politique du gouvernement ne fonctionne pas", a renchéri son homologue francophone Olivier Valentin. "Il existe pourtant des alternatives. Mais un parti du gouvernement (la N-VA) préfère évoquer un deuxième saut d'index que de renforcer le pouvoir d'achat. Nous ne pouvons pas l'accepter."

    "La politique du gouvernement ne fonctionne pas. Il existe pourtant des alternatives. Mais un parti du gouvernement (la N-VA) préfère évoquer un deuxième saut d'index que de renforcer le pouvoir d'achat. Nous ne pouvons pas l'accepter"
    Olivier Valentin
    Président du syndicat libéral CGSLB

    M. Valentin a également rappelé l'importance de la mobilisation syndicale. "Prenez la loi Peeters sur la flexibilité. Les discussions sont difficiles. Le gouvernement était venu avec un texte mal ficelé durant l'été. Aujourd'hui, certains membres de ce même gouvernement disant qu'ils n'en veulent pas. Ce projet, imposant la flexibilité de manière unilatérale, n'est pas acceptable. De plus, dire qu'il n'existe pas de flexibilité en Belgique, c'est faux. Mais celle-ci se négocie", a-t-il rappelé.

  • "Waar is de feestje? Pas ici!"

    "Waar is de feestje?", s'est demandé Marc Leemans, président national de la CSC, paraphrasant la chanson des supporters des Diables rouges. "Là bas", a-t-il répondu, pointant son doigt en direction de la rue de la Loi. "Waar is de feestje? Pas ici", a-t-il conclu.

    "Waar is de feestje? Là bas! "Waar is de feestje? Pas ici!"
    Marc Leemans
    Président national de la CSC

    "Tout va bien. Les gouvernements Michel et Bourgeois fêtent leur deuxième anniversaire avec toujours plus de cadeaux pour les employeurs. Hip Hip Hip Hourra. La fête, c'est chez eux, pas chez Caterpillar, Douwe Egberts, Axa où l'on connaît des drames sociaux et familiaux", a ajouté M. Leemans. "Mais pendant ce temps et malgré toutes ses mesures, le gouvernement perd encore 4,2 milliards d'euros. Où est passé notre argent?", s'est-il interrogé.

    "L'austérité n'a pas relancé la croissance, ni le pouvoir d'achat et n'a pas créé de jobs", a pointé Anne Léonard, secrétaire nationale de la CSC, qui remplaçait Marie-Hélène Ska, malade. "La relance de l'économie passe par des investissements et des services publics forts", a-t-elle fait valoir, exprimant ses craintes de "coups dans la sécurité sociale pour laquelle tout le monde a cotisé".

    "Le gouvernement n'a jusqu'à présent entendu que les marchés. Il doit maintenant entendre la voix de la rue."

  • "Ce gouvernement est le plus antisocial des ces 30 dernières années"

    "Ce gouvernement est le plus antisocial des ces 30 dernières années", a lancé le président de la FGTB Rudy De Leeuw, devant les manifestants. Marc Goblet a pour sa part menacé d'un durcissement prochain des actions si les propositions des syndicats n'étaient pas entendues.

    ©Photo News

    "Les employeurs et la FEB sont la Pravda du gouvernement", a lancé Rudy De Leeuw, signalant par ailleurs que la Belgique enregistrait la 3e moins bonne croissance de l'Eurozone, malgré toutes les mesures prises depuis deux ans par le gouvernement du Premier ministre Charles Michel. M. De Leeuw a également signalé que le gouvernement était en perte de popularité. "Selon les sondages, il n'a plus de majorité."

    "Les employeurs et la FEB sont la Pravda du gouvernement"
    Rudy De Leeuw
    Président de la FGTB

    De son côté, le secrétaire général Marc Goblet a prononcé son premier discours depuis son retour aux affaires après un arrêt maladie. "Je lance un appel très clair à l'égard du gouvernement et du patronat: veulent-ils encore de la concertation? Si c'est oui, ils doivent entendre nos alternatives. S'ils disent non, nous n'aurons pas d'autres moyens que de nous mobiliser et de renforcer nos actions. Le 7 octobre, des actions seront menées dans de nombreuses entreprises. Ensuite, nous analyserons en front commun la déclaration gouvernementale du 11 octobre. La possibilité de mener une grève générale est ouverte. Il nous faudra des actions plus dures pour faire en sorte que le gouvernement arrête de manquer de respect à l'égard des travailleurs."

    "La possibilité de mener une grève générale est ouverte. Il nous faudra des actions plus dures pour faire en sorte que le gouvernement arrête de manquer de respect à l'égard des travailleurs"
    Marc Goblet
    Secrétaire général de la FGTB

  • Le cortège entre dans le centre de Bruxelles

    Des milliers de manifestants se sont élancés sur le boulevard Botanique au son des pétards, sifflets et klaxons.

    Enseignants, employés, cheminots, travailleurs du service public, mutualités... Tous ont répondu à l'appel du front commun syndical (FGTB, CSC, CGSLB) pour "fêter" les deux ans du gouvernement Michel. Ils sont venus faire entendre leur désaccord avec les mesures prises par le gouvernement.

    Les coupes effectuées ou envisagées dans les soins de santé ne passent notamment pas auprès des manifestants. "Alors que c'est le gouvernement qui crée le trou financier dans la Sécurité sociale. Il va toujours chercher l'argent dans les soins de santé mais en baissant les impôts, il ne la finance plus non plus", s'exclame Alain Paulauskas, syndicaliste CNE (CSC) dans le secteur alimentaire.

    Alain Franken, qui travaille pour la mutualité Solidaris à Mons, dénonce aussi les mesures concernant les soins de santé. "C'était important de venir pour notre avenir et l'avenir de nos affiliés", explique-t-il. Il s'insurge également contre le recul de l'âge de la pension, fixé dorénavant à 67 ans. "C'est aberrant alors qu'il y a tant de jeunes qui cherchent un emploi."

    "La fermeture de l'usine est en partie de la faute du gouvernement qui fait des cadeaux aux patrons et fait toujours payer les pots cassés aux travailleurs"
    Un travailleur de Caterpillar

    Présents en nombre, les travailleurs de l'usine Caterpillar à Gosselies sont également venus crier leur colère. "La dignité passe par un emploi, Caterpillar est à nous!" ou "Nos emplois contre leurs dividendes. Saisie sur Caterpillar!", peut-on lire sur leurs pancartes. "La fermeture de l'usine est en partie de la faute du gouvernement qui fait des cadeaux aux patrons et fait toujours payer les pots cassés aux travailleurs", s'indigne l'un deux. "On a versé 1,4 milliard de dividendes aux actionnaires de Caterpillar mais quand les travailleurs demandent un petit quelque chose, on ne leur donne rien." Le 2 septembre dernier, la direction du groupe américain annonçait son intention de fermer son usine située à Gosselies, menaçant ainsi plus de 2.000 emplois.

  • Pétards, Duvel et sifflets

    Le cortège rouge-vert(-bleu) s'est élancé sur le boulevard du Jardin Botanique, au son des sifflets et de nombreux et puissants pétards.

    Aux alentours, les terrasses des cafés étaient prises d'assaut par des grappes de manifestants un peu plus velléitaires, des Stella, des Duvel ou de la Leffe sur la table.

    Les manifestants continuent à affluer en masse vers le cortège. On y parle majoritairement néerlandais, a constaté un journaliste de L'Echo sur place.

  • Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB ©BELGA
    ©BELGA
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    ©BELGA

  • En voiture

    La police s'attend à des perturbations dans le centre-ville et sur la Petite Ceinture. Le parcours emprunté par les manifestants est fermé à la circulation.

    Elle annonce la fermeture du boulevard Albert II et des rues dans le quartier de la gare du Nord, lieu de rendez-vous pour le départ de la manifestation. Les sorties Gineste et Sainctelette en direction de la Basilique sont également fermées, tout comme le boulevard du Jardin Botanique et la rue du Magasin.

  • "Les citoyens de ce pays sont autre chose que des cochons payeurs"

    Marie-Helène Ska, secrétaire général de la CSC, estime que la grève est déjà un succès.

    ©BELGA

  • Les bus impactés

    De nombreuses lignes sont supprimées ou perturbées sur le réseau TEC wallon. Environ 82% des voyages sont assurés en Brabant wallon et à Namur, les provinces les moins touchées par le mouvement syndical, contre 49% dans la zone Liège-Verviers et 44% à Mons.

    - Moins d'un bus sur quatre circule à Jumet, Genson et Anderlues, contre 55% à Nalinnes.
    - Un bus sur cinq roule dans la région du Centre.
    - 80% des services sont assurées dans le Hainaut occidental.

    - En région liégeoise, aucun service n'est assuré à Oreye, Verlaine et Wanze.
    - 30% des bus circulent à Rocourt et 81% à Verviers.

    - Près de 80% des bus roulent en province de Luxembourg.

    Les 900 circuits de transport scolaire vers l'enseignement ordinaire et spécialisé sont cependant tous assurés, précise le groupe TEC.

    En Flandre, les services de la société de transport public De Lijn sont également touchés par l'appel à manifester.

    - 1 tram sur 3 et 1/4 des bus sont opérationnels à Anvers 
    - Dans le Brabant flamand, la ligne Ninove-Dilbeek-Bruxelles est la plus touchée
    - 1/4 des bus circulent en Flandre occidentale
    - Les villes d'Alost et de Gand sont les plus impactées en Flandre orientale
    - 60% des chauffeurs de bus sont au travail dans la province de Limbourg 

  • Le parcours

    8h30: rendez-vous à la gare du Nord
    11h30: départ de la manifestation au boulevard du Jardin Botanique, après les discours des leaders syndicaux
    14h30: fin de la manifestation à la gare du Midi

  • A peine 1 métro qui roule

    La circulation est fortement perturbée sur le réseau STIB, a fait savoir la porte-parole An Van hamme. La Stib donne la priorité à la desserte des grands axes, a-t-elle précisé. 

  • Aucun problème sur le rail

    La SNCB ne semble pas impactée, malgré un préavis de grève déposé par la CGSP-Cheminots. "Il n'y a aucun souci. Tout roule normalement et le personnel est présent", a indiqué la porte-parole Nathalie Pierard. Des retards de 5 à 10 minutes sont cependant enregistrés sur la ligne 50A qui relie Gand à Bruxelles en raison d'un dérangement aux infrastructures, a-t-elle précisé. 

    Plusieurs mesures concernant l'accès à certaines gares seront par contre prises sur demande de la police, de 11h30 jusqu'à la fin de la manifestation.

  • Pourquoi cette manifestation?

    Deux ans, deux bougies pour le gouvernement Michel. Et une quatrième manifestation nationale au programme de ce jeudi. CSC, FGTB et CGSLB se donnent à nouveau la main dans les rues de Bruxelles pour exprimer leur ras-le-bol face aux mesures fédérales. La dernière manifestation nationale date du 24 mai dernier. À l’époque, on parlait d’un essoufflement du mouvement. Après avoir rallié 80.000, puis 100.000 personnes lors des épisodes précédents, la mobilisation du printemps était retombée à 60.000.

    L’essoufflement se confirmera-t-il?

    On ne le saura qu’en fin de journée. À la veille de l’événement en tout cas, les syndicats ne s’avançaient pas dans des prévisions. Ils ne se focalisent pas sur les chiffres. Pour eux, l’important est que le mouvement tienne dans la durée. Et la CSC, la FGTB et la CGSLB savent déjà qu’ils n’en ont pas fini de découdre avec le gouvernement. La fin de la législature, c’est dans deux ans…

    Depuis le printemps dernier, le contexte social a-t-il changé?

    Oui. Les nombreuses pertes d’emplois du mois de septembre pourraient être de nature à remobiliser les troupes face à un gouvernement qui a fait du refrain "jobs jobs jobs" sa marque de fabrique. Le saut d’index qui a été imposé n’y a rien changé.

    Les discussions budgétaires viennent seulement de commencer, et le trou devient abyssal: 4,2 milliards d’euros. De quoi provoquer l’inquiétude des syndicats quant aux mesures qui seront proposées pour le combler: économies dans la sécu, hausse de la TVA, les premières pistes (qui fâchent) sont déjà lancées… "L’austérité ne mène nulle part, il faut un plan de relance", disent les leaders syndicaux. "Combien de victimes encore avant que cela ne bouge? Un autre monde est nécessaire", clameront donc les troupes ce jeudi dans la rue. 

    Les dossiers qui motivent la colère syndicale sont-ils toujours sur la table?

    Oui. Le ministre de l’emploi, Kris Peeters, a déposé ses textes portant sur la flexibilité du travail et sur la révision de la loi de compétitivité de 1996 (qui régule les salaires). Ces textes ont fait l’objet de discussions – et déjà de blocages – au sein du Groupe des Dix. Les positions syndicales et patronales se sont encore davantage éloignées, les premiers estimant que les textes allaient trop loin, les seconds pas assez…

    Le dossier "pensions" a lui aussi progressé, mais pas dans le sens espéré par les syndicats. La dernière piste lancée par Daniel Bacquelaine, qui propose de consacrer une partie des hausses de salaire au financement des pensions complémentaires, a énervé au plus haut point les syndicats.

    Et après cette manifestation, quelle est la suite du programme?

    La grève générale dont rêvait la FGTB pour le 7 octobre est annulée. Enfin, il n’y aura pas de grève interprofessionnelle en front commun. Les syndicats ont décidé d’attendre que le gouvernement fédéral ait fini de boucler son budget avant de dégainer. Mais la foule compte mettre la pression sur les entreprises, et de nombreux secteurs seront touchés par des grèves isolées. Le secteur public, lui, manifestera le 7 octobre aussi en front commun à Wavre, dans le fief du Premier ministre Charles Michel. Le slogan sera: "Le secteur public n’est pas une variable d’ajustement budgétaire".

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