Publicité

De Croo à l'ONU: "notre nation était sous le choc"

©AFP

"Mon pays a été durement touché". C'est avec ces mots que le premier ministre Alexander de Croo a déployé à l'ONU un plaidoyer pour l'urgence climatique. Il est aussi revenu sur la nécessité d'une solidarité vaccinale dans le cadre de la pandémie.

"Cet été, l'Europe et mon pays ont été durement touchés par des conditions météorologiques extrêmes. Ce sont 41 de nos compatriotes qui ont perdu la vie lors de ces inondations, les pires qu'ait connu notre pays. Notre nation était sous le choc".

Devant l'Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre Alexander De Croo a rappelé, vendredi soir, les inondations survenues pendant l'été pour appeler le monde à ne plus attendre dans la lutte contre le changement climatique. Pour le Premier ministre, la COP26, qui se tiendra à Glasgow en novembre, sera la réunion la "plus importante des dernières années".

"Nous devons faire tout ce qu'il faut pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, comme convenu en 2015 lors du sommet de Paris sur le climat."
Alexander De Croo
Premier ministre

"Nous devons faire tout ce qu'il faut pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, comme convenu en 2015 lors du sommet de Paris sur le climat." Travailler sur la résilience des pays les plus vulnérables est donc essentiel pour atteindre cet objectif, estime le Premier ministre, qui insiste pour que les pays forts s'efforcent de libérer 100 milliards de dollars pour le financement climatique chaque année, comme convenu également à Paris.

100
milliards USD
Les pays membres devraient libérer 100 milliards de dollars pour le financement climatique chaque année.

Dans un discours prononcé en début de semaine, lors d'un sommet virtuel en marge de l'Assemblée générale, le Premier ministre avait déjà déclaré que le gouvernement fédéral portait l'effort à 100 millions d'euros par an. "Et nous sommes déterminés à l'augmenter encore plus dans les années à venir", a-t-il ajouté.
Atteindre ces 100 milliards de dollars de financement est "une question de vie ou de mort", selon le chef du gouvernement fédéral. "Si nous n'agissons pas face à la crise climatique, non seulement nous perdrons davantage de vies, mais les tensions mondiales, l'instabilité et l'insécurité augmenteront."

Solidarité vaccinale

Le climat n'est qu'un des trois défis que voit M. De Croo, parmi lesquels se trouve aussi la pandémie de coronavirus. Pour surmonter celle-ci, une "solidarité vaccinale" est nécessaire. "Il est inacceptable que moins de 4 % de la population africaine soit entièrement vaccinée aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre, qui pense au renforcement de la production locale de vaccins, mais aussi à une "bonne préparation à la prochaine pandémie".

"Il est inacceptable que moins de 4 % de la population africaine soit entièrement vaccinée aujourd'hui"
Alexander De Croo
Premier ministre

 Le Premier a rappelé que la Belgique avait déjà donné 1,5 million de doses via le mécanisme de redistribution Covax et que le pays comptait en donner 4 millions de plus d’ici la fin de l’année.

Enfin, il y a la sécurité internationale, avec la lutte contre le terrorisme. Selon Alexander De Croo, l'aide humanitaire est nécessaire en Afghanistan, où l'ONU peut être proche de la population, pour empêcher l'implosion du pays. "Tourner le dos au peuple afghan nous coûterait cher", estime-t-il.
Le principe directeur de la pandémie - "personne n'est en sécurité tant que tout le monde ne l'est pas" - doit également devenir le principe directeur des deux autres défis, a martelé le Premier ministre. Et de conclure: "Qu'elle inspire nos actions au quotidien".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés