De moins en moins de jeunes sont exclus du chômage

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Les dernières statistiques trimestrielles de l’Onem montrent un recul persistant du chômage depuis le 16e trimestre consécutif. Le nombre d’allocataires d’insertion arrivant en fin de droit (et donc étant exclus), est aussi en recul.

C’est une tendance de fond, qui semble se poursuivre encore cette année. Le nombre de personnes qui arrivent en fin de droit aux allocations d’insertion (et sont donc exclues du chômage) ne cesse de baisser. Aux 1er et 2e trimestres de cette année 2018, on a compté au total 2.331 personnes arrivées en fin de droit aux allocations d’insertion, d’après les dernières statistiques de l’Onem que nous avons pu consulter. Sur la même période l’année précédente, ils étaient encore 2.903 chômeurs à être exclus.

Le nombre de travailleurs à temps partiel bénéficiant d’une allocation complémentaire a baissé de 4,1%.

Pour rappel, en 2011, le droit aux allocations d’insertion a été limité à 3 ans, ou 3 ans à partir de 30 ans selon la situation familiale. Les premiers effets de cette mesure ne se sont produits qu’en 2015. Et là, ça a été l’explosion. Cette année-là, 29.021 personnes ont été mises à la porte de l’Onem. Un certain nombre se sont alors retournées vers les CPAS, provoquant parallèlement une hausse des demandes d’aide sociale.

Mais depuis, le nombre des exclusions a reflué: 7.857 en 2016, 6.404 en 2017. Et cette tendance devrait donc se poursuivre encore cette année. "Un certain nombre de ces personnes sont sorties du chômage pour d’autres raisons que l’exclusion", précise néanmoins l’Onem. Certaines par exemple, retrouvent tout bonnement un travail. Mais on ne peut savoir précisément quel trajet suivent les gens après leur sortie du chômage.

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Dans les dernières statistiques trimestrielles de l’Onem, on peut également constater que les exclusions des allocations d’insertion touchent majoritairement les Wallons (69,3%), nettement moins les Flamands (19,6%) et encore moins les Bruxellois (11,2%). Les femmes sont aussi légèrement plus concernées que les hommes (54,6%, contre 45,4%). Enfin, c’est dans les catégories d’âge entre 25 et 29 ans, et entre 30 et 39 ans, qu’on trouve le plus de personnes arrivant en fin de droit (33,1% et 34,6%). Les moins de 25 ans représentent 25% des allocataires (d’insertion) en fin de droit.

Si l’on reste dans le registre des changements réglementaires qui ont été décidés ces dernières années, on constate par ailleurs une baisse du nombre de paiements d’allocation garantie de revenus pour les travailleurs à temps partiel. En 2015, le calcul et les conditions d’octroi de ce complément de chômage pour les travailleurs à temps partiel a restreint l’accès au système.

Résultat, le nombre de paiements a baissé de 4,1% au 2e trimestre 2018, sur base annuelle. La Belgique comptait alors 37.170 travailleurs à temps partiel (moyenne mensuelle). En 2014, au début de la législature, on en comptait encore 52.330.

C’est en Flandre qu’on enregistre, au 2e trimestre 2018, le plus fort recul du nombre de travailleurs à temps partiel bénéficiant d’une allocation garantie de revenu (-6,3%), suivie par la Région bruxelloise (- 5,9%). En Région wallonne, le nombre de paiements est assez stable (- 1,4%).

Toujours moins de chômeurs

Et l’évolution du chômage en général, que donne-t-elle? Au 2e trimestre 2018, le chômage a encore baissé de 6,5% (23.856 unités). Ce qui représente le 16e trimestre consécutif de recul. La Belgique compte, à ce jour, 344.480 chômeurs complets indemnisés demandeurs d’emploi. Le recul est le plus fort en Région wallonne: -7,7%, contre -7,4% en Flandre et -1,3% à Bruxelles.

Le nombre de chômeurs non-demandeurs d’emploi a aussi baissé (de 20%). Les deux catégories réunies, le pays compte 437.310 chômeurs complets indemnisés, soit une baisse sur un an de 9,7%.

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