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Des activistes occupent le site de construction de la nouvelle centrale à gaz d'Engie à Flémalle

Les militants du mouvement Code Rouge sont parvenus à rentrer mercredi sur le site d'Engie à Flémalle. ©BELGA

Moins d'un an après son action contre TotalEnergies, le mouvement de défense pour l'environnement Code Rouge occupe, cette fois, un site d'Engie à Flemalle.

Ils sont environ 400 à être parvenus à rentrer sur le site d'Engie à Flémalle, mercredi soir, pour lutter contre la construction d'une nouvelle centrale au gaz. Les militants du mouvement de défense pour l'environnement Code Rouge, ont l'intention d'occuper le site pour empêcher la suite des travaux, au moins jusqu'à ce week-end.

"Nous trouvons cela inacceptable d'encore construire des centrales au gaz fossile, étant donné l'impact écologique et social que maintenant nous connaissons,", a expliqué Léo, une des porte-paroles de Code Rouge. Le mouvement demande ainsi que l'énergie soit désormais traitée comme un bien commun.

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"Ce type d'action est devenu une des seules manières de se défendre face à la négation systématique de notre droit à vivre dignement sur une planète saine."

Katherina
Porte-parole du mouvement Code Rouge

Après avoir pris possession du site, les activistes se sont enchaînés aux machines, ont accroché des bannières aux grues et ont planté leurs tentes en vue de passer la nuit sur le chantier.

"Au vu de l'immobilisme politique en matière de justice sociale et climatique, ce type d'action est devenu une des seules manières de se défendre face à la négation systématique de notre droit à vivre dignement sur une planète saine", a expliqué mercredi soir Katherina, une autre porte-parole de l'action.

"Nous, on vient prendre nos vacances ici parce qu'on ne peut plus se permettre de se les payer à cause des profits et des dividendes versés par Engie"

Chloé Mikolajczak
Activiste

"Engie-les-bains"

D'autres participants et participantes ont monté une action clandestine devant le bâtiment, baptisée "Engie-les-bains". Serviettes de bain, parasols et transats ont été installés pour l'occasion, un moyen de rappeler la difficulté à joindre les deux bouts vécue par certains ménages.

"Nous, on vient prendre nos vacances ici parce qu'on ne peut plus se permettre de se les payer à cause des profits et des dividendes versés par Engie", explique Chloé Mikolajczak, activiste et porte-parole de la coalition organisatrice. Plus d'une centaine de personnes ont participé à l'action, dont des syndicalistes de la CNE et de la CGSP.

©BELGA

Les activistes et syndicalistes protestent également contre la fin de l'extension du tarif social aux personnes ayant droit au statut de bénéficiaire d'intervention majorée (BIM). Cette aide supplémentaire, mise en place en 2021 suite à la crise énergétique, profitait à 500.000 ménages belges précaires en leur garantissant des factures d'énergie à tarif réduit.

La police présente en nombre

De nombreux agents de police étaient présents mercredi soir pour surveiller les abords du chantier de la future centrale. Des drones, des combis de la police fédérale et un hélicoptère étaient notamment visibles.

En octobre dernier, le mouvement de désobéissance civile Code Rouge avait ciblé les sites de TotalEnergies à Feluy et Wandre.

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