Des chercheurs belges trouvent l'origine du mélanome

Jean-Luc Dehaene avait fait campagne en 2007 pour favoriser la prévention du cancer de la peau. ©BELGA

Le mélanome, c'est quoi? Cela se développe comment? Une équipe de chercheurs belges met au jour l'origine cellulaire de cette forme de cancer de la peau.

Avancée médicale face au cancer de la peau. Des scientifiques du Centre de recherche en biologie du cancer (Centrum voor Kankerbiologie, VIB-KU Leuven), en collaboration avec l'équipe du Pr Cédric Blanpain de l'Université libre de Bruxelles (ULB) ont découvert l'origine cellulaire du mélanome, la forme la plus mortelle de cancer de la peau.

L'équipe a découvert que les cellules qui produisent les pigments, les mélanocytes matures, sont à l'origine de ces tumeurs. Cette découverte devrait permettre une détection plus précoce de la maladie et laisse entrevoir la possibilité de traitements préventifs.

La recherche, publiée dans la revue spécialisée Cell Stem Cel, retrace l'origine cellulaire du mélanome. La source de cette forme n'était en effet pas encore clairement connue. Les chercheurs belges ont ainsi découvert que les mélanocytes matures - cellules qui pigmentent la couche supérieure de l'épiderme - étaient en réalité à l'origine de la maladie.

"Bien que ces cellules ne soient normalement pas en mesure de se diviser, elles commencent bel et bien à le faire de manière inattendue lorsqu'elles sont porteuses d'une mutation spécifique. Elles parviennent ainsi à se disséminer dans les couches supérieures de l'épiderme en un rien de temps", expliquent les scientifiques dans un communiqué.

Des lésions bénignes apparaissent et plus la maladie progresse, plus ces lésions vont pénétrer profondément dans la peau. Les mélanocytes perdent alors leurs propriétés caractéristiques, elles deviennent des "cellules immatures et cancéreuses".

"Si la maladie peut être diagnostiquée dans sa phase la plus précoce, lorsque le mélanome atteint uniquement les couches supérieures de l'épiderme, une intervention chirurgicale simple offre de très grandes chances de guérison." L'étude laisse également entrevoir la possibilité de mettre au point des traitements préventifs, même si leur développement prendra encore des années.

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