Des perspectives pour la culture et l'événementiel

La liste des événements-tests qui vont être organisés n'est pas encore connue. À plus long terme, la Ville de Bruxelles vise la désignation de lieux "Covid Safe". Parmi les endroits testés: la salle de La Madeleine (en photo). ©Photo News

Une trentaine d’événements-tests vont être mis sur pied, pour disposer d’une base solide sur la meilleure manière de les organiser de manière sûre.

Au-delà de la possibilité d’organiser, à partir du 8 mai, des événements ou des représentations culturelles en extérieur pour 50 personnes maximum, les perspectives pour l’événementiel, la culture ou le sport restent encore floues. Mais elles existent désormais.

Le comité de concertation a en effet décidé d’organiser une trentaine de projets-pilotes pour tester des formules de spectacles ou des événements. "L’objectif est d’avoir une base scientifique, pour mieux comprendre comment organiser ces événements de manière sûre, a expliqué Alexander De Croo. C’est la base d’une nouvelle approche, davantage basée sur une gestion des risques que la fermeture de secteurs dans leur ensemble."

Un nouveau comité de concertation prévu le 23 avril précisera les conditions d’organisation d'une trentaine d'événements-tests.

Un nouveau comité de concertation prévu le 23 avril précisera les conditions d’organisation de ces événements-tests, qui permettront de valider, en conditions réelles, les protocoles sanitaires qui fixent des règles en matière de ventilation, de distances ou de port du masque, et éventuellement de les adapter.

"Depuis janvier, nous n’avons eu de cesse de proposer des protocoles permettant une reprise progressive, durable et soutenable des activités culturelles, souligne le cabinet de la ministre de la Culture Bénédicte Linard. Il est également nécessaire de pouvoir avancer sur ces événements-tests, qui avaient été reportés suite à la crainte des effets d’une troisième vague." Six de ces événements pilotes, dont la sélection est en voie de finalisation, auront lieu en Fédération Wallonie Bruxelles.

Un label pas pour demain

Difficile de dire si la carte blanche de Nathan Clumeck, Marius Gilbert et Leila Belkhir plaidant pour un changement d'approche, avec notamment l'introduction d'un label pour les lieux "Covid Safe", a fait bouger les lignes. Mais un tel label n'est pas pour demain.

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Des formules de spectacles ou d'événements vont être testées pour valider, en conditions réelles, les protocoles sanitaires qui fixent des règles en matière de ventilation, de distances ou de port du masque.

Le projet pilote lancé par la Ville de Bruxelles pour créer des lieux "Covid Safe" vise le long terme. "Les audits des 8 lieux sélectionnés sont en cours, et nous allons en ajouter d'autres, explique Wafaa Hammich, porte-parole du bourgmestre Philippe Close. Ensuite, nous allons voir, lieu par lieu, quelles solutions technologiques, comme des systèmes de purification d'air ou de la robotique pour surveiller les salles, seraient intéressantes. C'est un projet qui s'inscrit dans la durée, pas une solution pour le déconfinement."

"Un label, ce n'est pas pour demain. Par contre, la maîtrise du risque activité par activité, c'est tout à fait possible", estime de son côté Christophe Samyn, qui a travaillé pour le secteur de l'événementiel sur un calculateur permettant de déterminer, en fonction du lieu précis de l'événement, de sa nature, du nombre de personnes présentes ou de la capacité de renouvellement de l'air, le risque de contamination.

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