Deux fois plus de non-résidents à l'examen d'entrée de médecine

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Avec 33,75% de participants non-résidents, l’édition juin 2019 de l’examen de médecine confirme l’attrait des étrangers pour le cursus belge francophone.

Ce ne sont pas moins de 3.517 étudiants qui ont présenté l’examen d’entrée de médecine et de pharmacie ce mercredi dans les immenses salles du Heysel. Parmi eux, près d’un tiers (33,75%) ne sont pas résidents belges. Une participation qui a doublé par rapport aux épreuves précédentes. En juin 2017, ils représentaient 17% de l’effectif total. Un pourcentage identique à la session de juin 2018.

Plusieurs raisons expliquent cette tendance: le prix du minerval belge, le coût des logements étudiant en regard des autres villes européennes. "Il faut souligner la qualité de notre enseignement universitaire et sa facilité d’accès", explique Julien Nicaise, administrateur de l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES) "On voit aussi que la filière commence à être connue, notamment en France." La majorité de ces étudiants proviennent en effet de nos voisins proches, où un système de concours est d’application. "Il y a un facteur langue qui est évident. On ne le retrouve pas en Flandre, par exemple."

3.517
Le nombre d’étudiants inscrits à l’examen d’entrée. Environ 1 sur 5 obtiendra l’accès aux auditoires.

"Plus généralement et à travers le monde, on peut observer un attrait pour les études de médecine", explique-t-on encore à la fédération des académies. Un phénomène qui explique aussi en partie la croissance de 10% du nombre de participants à l’examen d’entrée.

Quota de 30%

Pour la première fois depuis 2017, la participation des non-résidents pourrait nécessiter l’application d’un système de régulation, comme c’est déjà le cas en logopédie ou dans les sciences vétérinaires. Dans ces filières, la sélection s’opère par tirage au sort. Pour la médecine et la dentisterie, il s’agirait plutôt d’un système de classement selon les résultats. Si le taux de réussite des non-résidents dépasse le quota, les résultats feraient l’objet d’un classement et seul un contingent de 30% accéderait aux auditoires belges de médecine.

Sur l’ensemble des participants de cette session de juin, 21,12% s’étaient déjà présentés lors d’une précédente édition. Le règlement interdit toutefois au candidat de se présenter une troisième fois. On peut également souligner la participation de deux fois plus de candidates que de candidats, une tendance qui se dégage depuis la mise en place de l’épreuve.

De ces 3.517 étudiants, environ 1 sur 5 obtiendra l’accès aux auditoires. Un taux de réussite autour des 20% constant depuis 2017, et similaire aux chiffres flamands. Au nord du pays, cet examen d’entrée est d’application depuis la fin des années 90 et la régulation des numéros Inami. En Fédération Wallonie-Bruxelles en revanche, il résulte plutôt d’un bras-de-fer avec la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open Vld). Pour la cohorte qui entamera ces études en 2019, le quota de numéro Inami s’élèvera à 505 pour la Wallonie, contre 929 pour la Flandre.

Les résultats de cette session seront publiés le 20 juillet.

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