Dix jours de congé dans les écoles, avant de passer à l'orange?

©BELGA

Ce jeudi, il a été décidé d'allonger à 10 jours les vacances de Toussaint, afin de soulager les écoles et tenter de circonscrire la propagation du virus. Mais du côté des acteurs de l'enseignement, on n'exclut pas un passage en code orange.

Après avoir fait le point sur la situation sanitaire au sein des écoles, les acteurs de l'enseignement (syndicats, PO) et la ministre de l'enseignement obligatoire, Caroline Désir, ont décidé de maintenir le code jaune dans les écoles, mais d'allonger jusqu'au 11 novembre les vacances de Toussaint. Une décision prise avec l'espoir de ralentir l'épidémie, dit-on au cabinet Désir, sans trop mettre à mal la bonne poursuite des apprentissages.

Cette décision fait suite à la demande du Segec (secrétariat de l'enseignement catholique), d'anticiper la réforme des rythmes scolaires et prévoir deux semaines de congé complètes en novembre. Un compromis a été trouvé afin de ne pas devoir entamer une négociation sur la réforme du calendrier (une semaine de congé supplémentaire aurait probablement dû être rattrapée durant l'été).

"Cela requiert de la part des enseignants une certaine adaptation."
Etienne Michel
Segec

Au Segec, Etienne Michel n'exclut pas qu'il faille passer à un moment donné en code orange (présentiel à 50% du temps dès la 3e secondaire). "Mais cela requiert de la part des enseignants une certaine adaptation, dit-il. Dit autrement, on temporiserait la situation le temps de laisser aux équipes pédagogiques la possibilité de se préparer.

Du côté syndical, Joseph Thonon dit qu'il y a "unanimité" pour revoir les codes couleur. "On avait accepté ces codes en juin, c'est vrai, mais on n'imaginait pas ce qu'on allait vivre, entre la lourdeur du port du masque et les mises en quarantaine."

Ces codes couleur pourraient être revus en fonction du baromètre épidémiologique qui devrait être finalisé ce vendredi en comité de concertation.

"Les directeurs d'école sont débordés, 30% de leur temps de travail est consacré à la gestion de la crise."
Etienne Michel
Segec

Urgence sociale

La décision prise ce jeudi (et qui reste suspendue aux décisions du comité de concertation) répond à la fois à l'urgence sanitaire et à l'urgence sociale: "Les équipes sont épuisées, les directeurs d'école sont débordés, 30% de leur temps de travail est consacré à la gestion de la crise, alors qu'ils sont déjà à la limite de la soutenabilité de la fonction en temps normal", dit Etienne Michel.

Un report du calendrier des avancées sur le Pacte d'excellence a également été décidé afin d'alléger les tâches au sein des écoles, et ne pas ajouter de pression supplémentaire. Du côté syndical, Joseph Thonon se réjouit d'ailleurs de cette décision, pointant qu'il n'était pas opportun d'arriver avec des dossiers compliqués, comme la réforme de la formation des instituteurs, l'évaluation des enseignants ou la réforme du qualifiant. "Ce n'est pas le moment", dit-il.

Afin de soutenir les directions, il a également été décidé d'alléger les circulaires administratives.

Tout savoir sur le coronavirus

Pour tout savoir sur l'évolution de la situation sanitaire et ses conséquences économiques et sociales, les dernières news et les décryptages et opinions, rendez-vous dans notre dossier "Coronavirus".

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés