Ecolo attaque Jambon après une possible bavure policière

La camionnette qui transportait les migrants ©Photo News

Le décès d'une fillette kurde de deux ans survenu lors de l'interception d'une camionnette transportant des migrants a suscité une vive polémique politique.

La fillette kurde de deux ans morte jeudi près de Mons dans une camionnette transportant des migrants interceptée par la police a été tuée par "une balle", a-t-on appris ce vendredi auprès du parquet de Mons. "L’autopsie a permis de déterminer que la cause de la mort était une balle entrée au niveau de la joue", a affirmé Frédéric Bariseau, le premier substitut du parquet de Mons. "Je vais être prudent sur le fait que la balle puisse être d’origine policière. On doit confronter les constatations", a-t-il ajouté.

Jeudi, au terme d’une longue course-poursuite, une fourgonnette a été interceptée par les forces de l’ordre à hauteur de Maizières. Les policiers ont ouvert le feu vers le véhicule pour le stopper. À bord de la camionnette se trouvaient 30 migrants, tous d’origine kurde, dont quatre enfants. La fillette de deux ans, prise en charge par les secouristes, est très rapidement décédée sur les lieux. Une enquête a été ouverte par la police des polices, le Comité P.

Nombreuses réactions politiques

Cette possible bavure policière a suscité des réactions politiques. Le Premier ministre, Charles Michel, a assuré dimanche à nos confrères de RTL-TVi, que les enquêtes menées pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de la petite fille seront "parfaitement indépendantes". Le chef du gouvernement a également appelé "chacun, dans l'opposition et dans la majorité, à faire preuve de respect. Je refuse toute forme d'instrumentalisation".  

Avant cela, vendredi aprés-midi, la coprésidente d’Ecolo Zakia Khattabi a réagi en pointant "le résultat de la fuite en avant d’une politique de plus en plus répressive. (...) Pour nous, la responsabilité politique est clairement engagée. Le slogan d’une politique (d’immigration) ferme et humaine ne tient plus.", a-t-elle insisté. "On ne se contentera pas d’un recadrage. Certains ont démissionné pour moins que ça, même si on n’en est pas encore là", a conclu l’écologiste.

Au contraire, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA), évoquant un "événement tragique avec conséquences dramatiques", a estimé que les policiers "ont fait leur travail", rappelant qu’ils "doivent combattre chaque jour le trafic d’êtres humains."

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