Employés et patrons plutôt fidèles en 2016

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L’année écoulée fut assez calme sur le plan de la mobilité professionnelle, même si plus de contrats temporaires ont pris fin. La tendance se distingue néanmoins pour les jeunes.

La rotation des travailleurs sur le marché de l’emploi est restée stable durant l’année écoulée, explique Securex, qui vient de publier une enquête sur le sujet. Ainsi, 9% des travailleurs belges se seraient retrouvés en situation de fin de contrat, alors qu’ils étaient sous contrat temporaire. Une augmentation du nombre de fins de contrats qui est surtout liée au fait que davantage de contrats à durée déterminée ont été conclus ces dernières années. Si l’on se penche sur les contrats à durée indéterminée, c’est plutôt le calme plat. Seuls 4% des travailleurs en CDI ont été sujets à une "rotation involontaire" en 2016, pour 5% de départs volontaires.

23%
23% des 30-34 ans déclarent avoir l’intention de quitter leur employeur à court terme, et 26% à long terme.

Selon l’analyse de Securex, les travailleurs temporaires ont surtout été engagés par des petites entreprises de moins de 9 travailleurs. Cependant, le travail à durée déterminée est également populaire dans les grandes entreprises: un cinquième des contrats à durée déterminée ont pris fin dans des entreprises de plus de 200 travailleurs. D’un point de vue géographique, c’est à Bruxelles que l’on signe le plus grand nombre de contrats à durée déterminée (27% des contrats arrivés à terme).

Tournez jeunesse

Autre conclusion notoire: ce sont les jeunes qui sont les plus susceptibles de "tourner". Tout d’abord, 7 contrats à durée déterminée sur 10 sont signés par des travailleurs de moins de 35 ans. Parallèlement, on observe une volonté importante de changer d’emploi dans des délais rapides chez les 30-34 ans. Pas moins de 23% d’entre eux déclarent avoir l’intention de quitter leur employeur à court terme et 26% à long terme. Chez les moins de 25 ans, on préfère plutôt se projeter un peu plus loin dans l’avenir: 44% des travailleurs disent vouloir opérer ce changement à long terme et 12% à court terme. Tout âge confondu, les travailleurs sondés sont 11% à vouloir réorienter leur carrière sur le court terme.

Alors, ils sont mobiles à souhait et heureux de l’être, les jeunes de la génération Y? Pas si vite. Car les chiffres montrent que c’est aussi chez les jeunes âgés entre 25 à 29 ans que l’on dit le plus craindre de perdre son emploi dans un avenir proche (37%, contre 30% de moyenne). "Les différentes perceptions correspondent en grande partie à la réalité", confirme Emely Theerlynck, experte chez Securex. "Nous constatons également dans les chiffres objectifs que les 25-29 ans subissent une rotation involontaire plus élevée que les travailleurs plus âgés. 19,90% ont dû quitter leur employeur et/ou voyaient leur contrat prendre fin par rapport à une moyenne de 13% pour les autres catégories."

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