En 2030, le système énergétique belge "coûtera" 14% du PIB

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Le Bureau du plan a évalué l’impact de l’effort climatique que doit fournir la Belgique pour 2030. La part du PIB consacrée à l’énergie passerait de 11% aujourd’hui à plus de 14% en 2030.

Le Bureau fédéral du plan a exploré l’effet sur la Belgique des objectifs climatiques européens pour 2030. Ils prévoient notamment que la Belgique réduise ses émissions hors industrie lourde (ETS) de 35% par rapport à 2005 – un objectif assorti de "flexibilités" qui lui permettraient de faire tomber ce seuil à 32,5%. Le Bureau du plan trace trois scénarios qui cadrent avec l’objectif européen et calcule que le coût total du système énergétique belge passerait de 11% du PIB aujourd’hui à 14,3% à 14,6% en 2030, avant de retomber à 13,9% à 14,1% en 2040.

Le Bureau du plan présentait ce jeudi trois scénarios "alternatifs" qui permettraient à la Belgique de respecter le cadre réglementaire européen pour 2030.
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Avant d’entrer dans le détail, un premier constat: la Belgique doit changer de braquet. Les mesures en place permettent une diminution des émissions de la Belgique jusqu’en 2020 – moins importante cependant que l’objectif contraignant alloué à la Belgique –, mais ensuite elles permettront seulement de contrebalancer l’effet de la croissance économique. À politique inchangée, les émissions de gaz à effet de serre resteraient donc quasi constantes jusqu’en 2050.

Voilà pour le scénario "de référence". Le Bureau du plan présentait ce jeudi trois scénarios "alternatifs" qui permettraient à la Belgique de respecter le cadre réglementaire européen pour 2030.

Moitié moins de chauffage

Le Plan table donc sur une décroissance régulière des émissions pour atteindre à la fin de la prochaine décennie une baisse globale des émissions de 33% par rapport à 2005, puis de 70% à l’horizon 2050.

L’électrification du transport devrait également jouer un rôle important.
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Pour y parvenir, l’institution fédérale mise d’abord sur une baisse de la consommation d’énergie finale – de 14 à 17% en 2030 par rapport à 2005. Grâce aux bâtiments, notamment: renforcement des normes d’émissions, meilleur accès des particuliers au financement de travaux d’isolation ou d’achat d’équipements efficaces. Il faudrait par exemple installer environ 20.000 pompes à chaleur par an, indique Danielle Devogelaer, coautrice de l’étude – "un gros défi à relever". La consommation de chauffage domestique devrait être réduite de moitié en 2040, passant de 200 kwh/m² aujourd’hui à 102 kwh/m².

L’électrification du transport devrait également jouer un rôle important. Selon le scénario le plus ambitieux du Plan, 23% des véhicules du parc devraient être électriques à l’horizon 2030, et le pourcentage passerait à 64% en 2040.

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